Le bronzage : un signe de mauvaise santé ?

Chaque été, c'est le même scénario : on se lance dans le concours du plus beau bronzage. Et si, en réalité, il s'agissait plutôt du concours de la mauvaise santé ?

Le bronzage : un signe de mauvaise santé ?
Chaque été, c'est le même scénario : on se lance dans le concours du plus beau bronzage. Et si en réalité, il s'agissait plutôt du concours de la mauvaise santé ? Pascal GUYOT / AFP

Au retour des vacances, il y a deux catégories de collègues. Ceux qui affichent un teint hâlé et reçoivent une foule de compliments et ceux qui sont aussi blancs qu'avant leur départ et à qui on demande généralement "bah alors, t'es parti en Sibérie ?". Ce que vous ignorez peut-être, c'est que ce collègue parti en Sibérie, ou qui a pris des mesures drastiques pour protéger sa peau des rayons UV, est probablement en meilleure santé que l'autre.

Le bronzage, un signal d'alerte

Les rayons UV peuvent-ils avoir un effet positif sur notre corps ? Oui. À faible dose, ils stimulent la vitamine D, indispensable à la minéralisation des os. À forte dose, votre peau commence à brunir justement pour vous indiquer que vous en avez trop. Le bronzage est une réponse à l'agressivité des rayons UV. On en trouve de trois sortes : UV-A, UV-B et UV-C. Les plus dangereux sont justement les UV-B. Ils sont responsables de brûlures qui peuvent perdurer sur le long terme. À forte dose, ils vont même jusqu'à détruire les cellules de la peau. C'est ce qu'on appelle dans le langage courant un coup de soleil. Votre peau rougit et la peau morte se détache du reste de votre corps : vous pelez.

Les UV-A représentent également un certain danger pour votre peau. Contrairement à leurs confrères abordés juste au-dessus, ils ne touchent pas la peau en surface mais pénètrent en profondeur. Ils s'attaquent aux cellules qui nourrissent la peau et la réparent. Résultat : la peau s'épaissit, se relâche et on assiste alors à un vieillissement prématuré des tissus. Des rides avant l'heure qu'aucune crème ne pourra empêcher d'arriver si ce n'est la crème solaire.

Enfin, lorsque les UV-A et UV-B unissent leurs forces, ils peuvent endommager votre ADN. Soit les cellules meurent ou se réparent, soit l'ADN est partiellement réparé tout en gardant quelques séquelles de ce bronzage agressif, en donnant lieu, plusieurs années dans le futur, à un cancer de la peau.

Comment se protéger du soleil ?

Comment éviter que se produise un tel scénario ? La réponse à cette question n'est pas si compliquée que ça. Il vous faut de la crème solaire. Et ce, même si on est déjà bronzé ou qu'on a une peau foncée, les risques n'en sont pas réduits pour autant. Il est important d'appliquer de la crème solaire de manière uniforme et abondante, opération à renouveler au minimum toutes les deux heures et après chaque bain dans la piscine, la mer, ou même une simple douche.

Mais le mieux reste encore de vous protéger avec du tissu. Garder son T-shirt, porter un chapeau, s'installer sous un parasol, tout est bon pour éviter un contact direct avec les rayons UV. Enfin, dernière alternative, opter pour des vacances en Islande. L'ensoleillement y est très faible et vous ne serez pas embêtés par la canicule !