Viande avariée polonaise: 145 kg toujours recherchés en France

Au moins 150 des 800 kg de viande de boeuf polonaise avariée retrouvée en France ont été vendus au consommateur, a fait savoir le ministère de l'Agriculture ce vendredi.
Viande polonaise avariée: pourquoi son retrait s'annonce complexe?
De la viande - Image d'illustration Charly Triballeau - AFP

Le ministère de l'Agriculture affirme ce vendredi soir qu'"au moins 150 des 800 kg de viande avariée ont été vendus au consommateur via notamment des boucheries".

Dans un communiqué, le ministère confirme également que près de 800 kg de viande avariée ont été retrouvés dans neuf entreprises de France, mais précise que la grande distribution n'est "à ce stade" pas concernée par ce cas de viande avariée.

"Ces boucheries ont mis en place dès cet après-midi des affichettes pour informer leurs clients" explique le ministère. "Ces rappels sont justifiés par la fraude et le non-respect de la réglementation". "Aucune viande frauduleuse n’a été, à ce stade, retrouvée dans les circuits de la grande distribution" ajoute-t-il.

500 kg de viande détruits 

Mais si 500 kg de cette viande polonaise introduite en France ont été parallèlement retrouvés et détruits, les services sanitaires cherchent encore environ les 150 kg restants. Selon Varsovie toutefois, la viande en question ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs.

2.7 kg tonnes de viande de bovins malades, abattus dans un établissement polonais, ont été exportées dans 10 pays de l'Union européenne. Le scandale a émergé en fin de semaine dernière lorsqu'une émission d'investigation polonaise a dévoilé les images d'un abattoir où étaient tuées des vaches visiblement malades. 

Pour la Direction générale de l'alimentation (DGAL) française, la viande polonaise est "impropre à la consommation", car "elle n'a pas fait l'objet des contrôles vétérinaires prévus, ni avant la mise à mort des animaux, ni sur les carcasses" a indiqué une responsable de la DGAL. Le ministère a indiqué avoir eu connaissance du scandale "par la presse", avant d'avoir été informé par le Réseau d'alerte européen (RASFF) de l'étendue du problème.

"C'est une fraude terrible, une fraude économique, une fraude sanitaire" a dénoncé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, ce vendredi sur CNews.

"Je m'engage à informer en toute transparence de l'état d'avancement des investigations. La rapidité avec laquelle les investigations sont menées souligne l'efficacité de notre dispositif de traçabilité et de contrôle sanitaire en France", a-t-il déclaré vendredi soir, cité dans un communiqué.