Paris: l’hôpital Saint-Antoine rémunère 50 euros le don de selles

L'hôpital Saint-Antoine recherche des donneurs dans le cadre d'une étude qui cherche à évaluer la transplantation de selles dans une maladie inflammatoire de l'intestin, la rectocolite hémorragique. 
L'hôpital Saint-Antoine
L'hôpital Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris LOIC VENANCE / AFP

Faire avancer la recherche en donnant ses selles, c’est possible. Dans le cadre de l’étude REBALANCE-UC, l’hôpital Saint-Antoine à Paris (12e arrondissement) recherche des donneurs de matière fécale et s’engage à rémunérer chacun d’entre eux à hauteur de 50 euros par don.

"Nous cherchons des volontaires sains pour réaliser un (ou plusieurs) don(s) de selles", explique le centre de recherche dont l’étude porte "sur l’évaluation de la transplantation de selles dans une maladie inflammatoire de l’intestin, la rectocolite hémorragique".

L’annonce a été repérée sur une affiche de l’hôpital, elle-même publiée sur le groupe Facebook "Wanted Community Paris", le 14 novembre. Contacté par Franceinfo, l’hôpital Saint-Antoine a confirmé l’information, ajoutant par ailleurs que "le numéro de téléphone est surchargé".

Pas de banques de selles en France

Les donneurs doivent être âgés entre 18 et 49 ans, affiliés à un régime de sécurité sociale française et ne pas suivre de traitement (sauf contraception). L’objectif de l’étude est "d’évaluer l’efficacité de la transplantation du microbiote fécal sur l’évolution de la maladie", poursuit l’hôpital Saint-Antoine.

Pour participer, les volontaires peuvent contacter le Centre de recherche clinique de l’est parisien de l’hôpital Saint-Antoine au 01-71-97-04-55 ou par mail à l’adresse crcest.rebalance.urcest@aphp.fr.

Comme le rappelle Franceinfo, la transplantation de microbiote fécal est reconnue "comme médicament par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé". En revanche aucune banque de selles n’existe en France, contrairement aux États-Unis ou aux Pays-Bas, et moins de trente hôpitaux français ont déjà pratiqué ce type de greffe.