Vers un nouveau logo pour identifier les produits toxiques?

Vêtements, meubles, cosmétiques... Tous les produits du quotidien peuvent contenir des produits potentiellement cancérogènes sans que le consommateur en soit conscient.
Vêtements, cosmétiques, mobiliers, ustensiles... Tous les produits seraient concernés par ce
Vêtements, cosmétiques, mobiliers, ustensiles... Tous les produits seraient concernés par ce "toxi-score" Pixabay

Une proposition inédite qui concerne la toxicité de nombreux produits de consommation courante. La Ligue contre le cancer compte proposer à la ministre de la Santé la mise en place d'un "toxi-score" sur les vêtements, les cosmétiques ou encore le mobilier, selon les informations du Parisien.

A l'image du "nutri-score" - qui note les aliments selon leurs qualités nutritionnelles - le "toxi-score" informerait de façon lisible et claire sur le niveau de toxicité d'un objet, et son risque cancérogène. Cette proposition devrait être présentée mercredi à l'occasion des premiers États généraux de la prévention des cancers.

40% des cancers évitables

"40% des 400.000 cancers diagnostiqués chaque année en France sont évitables car liés à des facteurs de risque", explique la feuille de route des États Généraux. Le toxi-score permettrait d'en éviter certains, en sensibilisant le consommateur sur la dangerosité de produits pour sa santé.

"Un emballage peut préciser sans parabène, vous l’achetez pensant qu’il est bon alors qu’il ne l’est pas parce qu’il contient un autre produit dangereux pour la santé qui n’est pas mentionné", explique au Parisien Emmanuel Ricard, délégué à la prévention et à la promotion des dépistages à la Ligue. "On rajoute toujours plus de substances: des produits antitranspirants ou qui défroissent les vêtements."

Certains dangers déjà connus

En juillet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) tirait d'ailleurs la sonnette d'alarme sur les vêtements neufs en recommandant de les laver avant de les porter. Un passage en machine permet en effet de réduire l'exposition à des substances chimiques présentes dans les tissus, comme les nonylphénols, "qui sont à la fois des substances irritantes cutanées, toxiques pour la reproduction et des perturbateurs endocriniens", mettait alors en garde Christophe Rousselle de l'Anses.

En septembre 2017, 60 millions de consommateurs relevait la dangerosité de certaines fournitures scolaires pour enfants, contenant par exemple des substances allergènes.