"La GPA est la ligne rouge à ne pas franchir", pour le président du comité national d'éthique

Si Jean-François Delfraissy encourage l'ouverture à la PMA pour toutes, il reste fermement opposé à la gestation pour autrui. Le président du comité national d'éthique rappelle que, selon lui, cette pratique suppose la "marchandisation du corps de la femme".
Jean-François Delfraissy est le président du comité national d'éthique.
Jean-François Delfraissy est le président du comité national d'éthique. BFMTV

Alors que le projet de loi bioéthique ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules sera présenté en conseil des ministres le 24 juillet, l’archevêque de Paris a réaffirmé lundi son opposition à la PMA pour toutes: "A partir du moment où la PMA n’est plus considérée comme un soin, on passe d’une logique de soins à une prestation de service", a déclaré Monseigneur Aupetit au micro de RTL.

Ce mardi matin, le président du Comité national d’éthique a fait savoir son désaccord avec la position de l’Eglise sur ce sujet de société.

"Entendre les besoins d’une société qui avance"

"Au nom de quel grand principe éthique refuserait-on à des couples de femmes d’avoir accès à la maternité?" a-t-il interrogé sur le plateau de BFMTV et RMC.

"On parle souvent du respect de l’enfant et j’y suis très sensible. Les enfants issus de PMA sont très désirés et sont élevés dans de très bonnes conditions", affirme Jean-François Delfraissy. Ce dernier estime que "ne pas avoir d’ouverture, c’est se dire que la société ne bouge pas. Or, il est fondamental d’entendre les besoins d’une société qui avance".

Mais le droit à l’enfant a-t-il des limites? Oui, estime le président du comité d’éthique: "La GPA est la ligne rouge à ne pas franchir car on fait appel à une mère porteuse et donc à la marchandisation du corps de la femme."