Infectieuse et potentiellement grave:  q<span>u'est-ce la leptospirose, l</span>a "maladie des rats"?

Avec un cas de leptospirose pour 100.000 habitants en métropole, la "maladie des rats" est peu connue mais n'a jamais été aussi présente en France et en Europe. Après trois nouveaux cas ce week-end, quelques mesures simples de précaution existent pour éviter toute contamination. 
Un rat
Un rat JOSH EDELSON / AFP

Après trois cas déclarés de leptospirose ce week-end, la "maladie des rats", peu connue, est pourtant à son plus haut niveau depuis qu'elle est surveillée: près d’un cas de leptospirose pour 100.000 habitants en métropole est actuellement recensé, d'après le rapport d'activité du CNR de la leptospirose.

Une maladie “infectieuse sous estimée et potentiellement grave”, pour le site leptospirose-prévention.fr. Pourtant, q

Un diagnostic difficile

Le diagnostic de la leptospirose est difficile, ce qui laisse à penser que le nombre de cas recensés est inférieur à la réalité. La maladie se manifeste par un syndrome pseudo-grippal qui s’apparente à plusieurs maladies. Diagnostiquée rapidement, la maladie se traite par antibiotiques.

Dans les cas les plus graves, la leptospirose peut être mortelle. Elle évolue vers une insuffisance rénale, des hémorragies et un ictère. S’administrent alors des traitements spécifiques aux organes touchés.

Eviter les contacts avec l’eau douce

Le ministère de la Santé avait donné en 2005 quelques mesures de prévention pour éviter la contamination, qui était alors deux fois moins importante que maintenant: s’équiper contre l’eau et les urines d’animaux avec combinaisons, gants ou bottes; désinfecter les plaies en veillant à toujours utiliser de l’eau potable et une solution antiseptique et consulter un médecin.

Elle peut toucher toute la population au travers d’activités de loisirs aquatiques, mais elle serait "d’origine professionnelle pour 54% des actifs contaminés", d'après le rapport du CNR. La leptospirose, aussi appelée “maladie des égoutiers”, est reconnue comme maladie professionnelle par l’Organisation mondiale du Travail et permet ainsi aux victimes d’être indemnisées.

Un vaccin existe

Pour les personnes les plus à risque, peut être proposé par le médecin un vaccin composé de deux doses, un rappel six mois après puis tous les deux ans. Il n’est pas pris en charge par l’assurance maladie. 

Avec 1 million de cas sévères recensés par an dans le monde, dont 60.000 décès, le taux de mortalité dû à la Leptospirose est quatre fois plus élevé que celui de la Dengue, annonce le rapport d’activité du CNR de la leptospirose. 

L’augmentation du nombre de cas en France mais aussi dans toute l’Europe serait due au "réchauffement climatique, à l'augmentation des comportements à risques comme les sports aquatiques et/ou à une utilisation accrue des tests de diagnostic", détaille le rapport.