Hôpital de Besançon: les infirmières des urgences en arrêt-maladie

À l'hôpital de Besançon, ce lundi soir, les infirmières n'ont pas repris leur service. Elles se sont mises en arrêt maladie pour épuisement professionnel et ont été remplacées par 4 infirmiers.
Les urgences (Photo d'illustration).
Les urgences (Photo d'illustration). AFP

Toutes les infirmières des urgences du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Besançon n'ont pas pris leur service lundi soir, étant en arrêt-maladie pour épuisement, et ont dû être remplacées, a-t-on appris de source syndicale.

"Au service d'accueil des urgences du CHRU de Besançon, tou.te.s les infirmièr.e.s qui devaient travailler (dans la nuit de lundi à mardi) ont été arrêté.e.s par leur médecin", a indiqué dans un communiqué le syndicat Sud.

"Les équipes sont épuisées"

La direction "a trouvé quatre infirmiers dans l'hôpital pour les remplacer", à l'accueil de nuit à partir de 20h45, a indiqué Florent Uzzeni, responsable syndical Sud. Selon Florent Uzzeni, les cinq infirmières "sont arrêtées pour quinze jours".

"Pour (lundi) soir, ils ont trouvé une solution mais pour demain? Après-demain?", a-t-il demandé, soulignant que les remplaçants n'étaient pas habitués au service des urgences. "Ça craque", a résumé Florent Uzzeni.

"Les équipes sont épuisées: sous-effectif, augmentation de la charge de travail, manque de moyens, non-reconnaissance de la politique d'austérité", a listé le syndicat Sud.

130 établissements en grève 

Selon le responsable Sud, "le service des urgences du CHRU, qui accueille 90 cas médicaux graves et des polytraumatisés" par jour, est en grève depuis six semaines.

"Un poste d'infirmière a été supprimé et les équipes revendiquent du personnel supplémentaire pour faire humainement face à la charge de travail, ainsi qu'une profonde réorganisation du service", a détaillé Sud dans un communiqué.

Un mouvement de grève dans les urgences des hôpitaux, démarré à Paris à la mi-mars, touche 130 établissements dans toute la France, selon le collectif Inter-Urgences.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a promis de débloquer 70 millions d'euros, notamment pour financer des primes. Mais cet effort est jugé insuffisant par les syndicats CGT, FO et Sud, et par Inter-Urgences. Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation à Paris le 2 juillet.