Des centaines de tonnes de "faux steaks hachés" distribuées aux plus démunis

C'est un nouveau scandale alimentaire de grande ampleur qui touche les Français et plus particulièrement les démunis.
Des centaines de tonnes de "faux steaks hachés" distribuées aux plus démunis
C'est un nouveau scandale alimentaire de grande ampleur qui touche les Français et plus particulièrement les démunis. JUSTIN SULLIVAN / Getty Images North America / AFP

D'après des informations de RTL, depuis juillet 2018, 780 tonnes de steaks hachés ont été distribuées à La Croix Rouge, Les Restos du Cœur, le Secours Populaire Français, et la Fédération française des banques alimentaires, des associations qui viennent en aide aux plus démunis. Au total, la radio précise que les 780 tonnes de viande aurait été écoulées pour une valeur de 5,2 millions d'euros.

Problème, ces steaks ne contenaient pas de la viande mais du gras, pas du muscle mais de la peau. Ils étaient mixés avec du soja et de l'amidon. Ces produits sont non-autorisés dans des steak hachés, avec un réemploi de viande transformée. C'est en mars dernier que les associations ont découvert le pot aux roses et ont sonné l'alerte, en raison des caractéristiques inhabituelles présentées par ces produits (couleur, goût, texture...).

Une gigantesque fraude

La consommation de cette viande ne présenterait aucun risque pour la santé, mais leur distribution "a été immédiatement stoppée", a précisé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraude (DGCCRF), dans un communiqué. Selon l'enquête, la société française en question a réussi à écouler près de 7 millions de steaks hachés qu'elle faisait fabriquer en Pologne pour baisser ses coûts de production et augmenter sa marge. Les fraudeurs risquent 2 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende pour tromperie et fraude en bande organisée.

"Il est hors de question que ce type d'attitude se reproduise", a déclaré sur RTL la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Agnès Pannier-Runacher. "C'est un message envoyé aux entreprises : c'est du pénal, on va jusqu'à deux ans de prison, plus d'un million d'euros d'amende. On va transmettre au procureur", a-t-elle affirmé.