Avec l'obligation vaccinale, le nombre de nouveau-nés vaccinés progresse en France

A l’occasion du lancement de la semaine européenne de la vaccination, la ministre de la Santé a dévoilé les premiers résultats encourageants de l’obligation vaccinale, près de 16 mois après son entrée en vigueur.
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Photo d'illustration AFP

C’était un résultat attendu du passage de 3 à 11 vaccins obligatoires, en janvier 2018: le nombre de nouveau-nés vaccinés progresse en France. L’exemple le plus marquant est celui de la première dose de vaccin contre la méningite à méningocoque C: en 2017, 39% des bébés l’avaient reçu contre 76% l’an dernier, soit une hausse de 36 points de la couverture vaccinale.

"Nous avons vu sur le territoire l’année dernière moins de cas de méningites à méningocoque C: on est passés de 17 cas à 4 cas. C’est donc autant de vies gagnées, de handicaps en moins et de drames évités dans les familles.  Dix enfants de moins qui sont morts cette année, c’est déjà énorme", s’est félicitée Agnès Buzyn à l’issue de sa conférence de presse au ministère ce jeudi.

"La confiance revient"

Pour le vaccin hexavalent, qui protège contre 6 maladies (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B et infections à haemophilus influenzae de type b), la couverture vaccinale passe de 93,1% en 2017 à 98,6% en 2018.

Autre motif de satisfaction pour la ministre de la Santé, les couvertures vaccinales progressent également chez les enfants non concernés par l’obligation, c’est-à-dire ceux nés avant le 1er janvier 2018. Pour le vaccin ROR (rougeole oreillons rubéole) par exemple, 87% des bébés d’un an ont reçu la première dose, soit deux points de plus qu’en 2017.

"La confiance revient", estime Agnès Buzyn. Toutefois, si les bébés vaccinés sont plus nombreux, ce n’est pas le cas des adultes, notamment contre la rougeole et la grippe.

Une campagne lancée ce dimanche

"Un certain nombre d’adultes ne savent même pas qu’ils ne sont pas vaccinés. C’est un peu compliqué ; donc on utilise beaucoup les épidémies de rougeole actuelles pour rattraper sur plan de la vaccination ces adultes non vaccinés", explique François Bourdillon, directeur général de Santé publique France.

Quant à la grippe, seule une personne à risque sur deux s’est fait vacciner cet hiver, un score "décevant" selon la ministre de la Santé.

C’est pour rappeler les bénéfices de la vaccination qu’une campagne de promotion inédite sera lancée ce dimanche à la télévision et sur les réseaux sociaux avec ce message: "La meilleure protection, c'est la vaccination".