L'Anses alerte sur la consommation excessive de sucres chez les enfants

L'agence nationale de sécurité sanitaire a publié ce mardi une série de recommandations pour les "populations spécifiques", comme les enfants, les femmes enceintes ou les personnes âgées. Bilan: une alerte sur la consommation excessive de sucres chez les enfants et la mise en avant des bénéfices de l’activité physique pour les personnes âgées.
sucre
PEXELS

"Alerte sur la consommation excessive de sucres chez les enfants". C'est un des principaux enseignements du rapport annuel de l'Anses (agence nationale de sécurité sanitaire) sur l'alimentation des populations "spécifiques", publié ce mardi. 

Dans le viseur de l'agence, deux éléments prioritaires: les boissons sucrées et les pâtisseries-biscuits-gâteaux. En somme, les produits fréquemment proposés au moment du goûter pour les enfants de 4 à 17 ans. Des aliments qualifiés de "riches en sucre" mais avec "un faible intérêt nutritionnel". 

Privilégier le "fait maison"

L'Anses recommande de "les substituer par d’autres aliments plus intéressants qualitativement tels que les produits laitiers sans sucres ou d’autres aliments riches en calcium ainsi que des fruits frais (c’est-à-dire non transformés) et des fruits à coque".

Mais l'autorité sanitaire met également en lumière le danger des "sucres ajoutés" présents dans de nombreux produits transformés et préconise plutôt les préparations "maison", afin de contrôler les apports en sucre.

Selon l'agence national, 75 % des 4-7 ans et 60 % des 8-12 ans consomment trop de sucres. Ces apports excessifs sont "préoccupants" car c'est dans l'enfance et l'adolescence que s'acquièrent des bonnes ou mauvaises habitudes alimentaires qui risquent d'être conservées à l'âge adulte, et de favoriser l'obésité et le diabète.

La diversification alimentaire dès 4 mois

Nouveauté du rapport: la diversification alimentaire, étape de transition de l'alimentation lactée exclusive vers l'alimentation familiale se situe "entre 4 et 6 mois révolus", stipule l'Anses dans son avis sur les "0 à 3 ans". Avant, elle était souvent recommandée à partir de 6 mois. L'agence recommande "l’offre d’un maximum d’aliments variés entre 5 et 18 mois", y voyant "une fenêtre favorable d’acceptation de nouveaux aliments".

Les types d'aliments ne sont pas les seuls leviers mis en avant par l'Anses. L'agence recommande aussi d'éviter la présentation répétée d’un aliment initialement refusé et de ne pas minimiser l'importance accordée au moment des repas. Les sources de distraction pendant le repas, comme la télévision, les portables ou les tablettes dans les mains des parents voire du tout-petit lui-même, sont à proscrire, selon l'Anses.

Concernant les personnes âgées, l'Agence souligne l'importance de la pratique d'une activité physique, pour prévenir certaines maladies liées au vieillissement. "Au regard de la diminution des besoins énergétiques avec l’âge, maintenir les quantités habituellement consommées pour couvrir les besoins nutritionnels est possible en augmentant légèrement l’activité physique", juge l'Anses.