Léa Salamé prête à arrêter sa carrière par amour ?

Journaliste, Léa Salamé est actuellement confrontée aux ambitions politiques de son compagnon Raphaël Glucksmann. Va-t-elle être contrainte de mettre sa carrière entre parenthèses ?
Léa Salamé prête a arrêter sa carrière par amour
Journaliste, Léa Salamé est actuellement confrontée aux ambitions politiques de son compagnon Raphaël Glucksmann. Va-t-elle être contrainte de mettre sa carrière entre parenthèses ? BERTRAND GUAY / AFP

Léa Salamé va-t-elle devoir limiter ses apparitions télévisées et radiophoniques alors même que nous entrons en pleine période d’élections européennes dont le scrutin se déroulera du 23 au 26 mai prochain ? C'est la grande question qu'elle a été amenée à se poser dans un entretien accordé à nos confrères de Gala. Son compagnon, Raphaël Glucksmann, à l'origine journaliste et essayiste, a décidé de se lancer dans la grande course au Parlement européen. Il a lancé son parti 'Place publique' et sera candidat en mai prochain.

Interviewée par Catherine Ceylac, animatrice emblématique de Thé ou Café, dans Gala, la journaliste a été interrogée sur ses convictions politiques et sur la question de savoir si elle partageait celles de son compagnon. "Certaines, oui, d’autres non !", a ainsi répondu Léa Salamé, avant d’asséner : "En 2019, une femme n’a pas forcément le cerveau de son mari ! Et j’essaie au maximum de cloisonner les choses".

"Si je juge à un moment qu’il y a conflit d’intérêts, j’arrêterai !"

Mais le grand problème, c'est que la spécialité de Léa Salamé, c'est la politique. S'il pourrait y avoir conflit d'intérêt, la journaliste libanaise met un véritable point d'honneur à conserver son impartialité le plus possible : "Ce qui compte le plus à mes yeux depuis quinze ans, c’est ma neutralité politique : personne ne sait pour qui je vote", explique-t-elle à Gala.

Les ambitions politique de Raphaël Glucksmann pourraient clairement lui porter préjudice et ternir son image de journaliste. "C’est une question difficile qui se pose plus souvent aux femmes, auxquelles on demande alors de sacrifier leur vie professionnelle", déplore Léa Salamé avant de préciser qu'elle le soutien coûte que coûte : "Je l’encourage comme on encourage la personne que l’on aime. C’est un savant dosage". Mais ce savant dosage possède ses limites, et elle en est parfaitement consciente, car la journaliste conclut : "Si je juge à un moment qu’il y a conflit d’intérêts, j’arrêterai !".

Son intégrité ne sera donc pas compromise. Va-t-elle disparaître des écrans et postes de radio dans les mois à venir ? Il n'y a plus qu'à attendre de voir comment évolue la carrière politique de Raphaël Glucksmann.