Tex: la production des Z'amours dévoile des enregistrements très gênants

Dans l'un de ces extraits jamais diffusés, l'ancien animateur de France 2 va jusqu'à comparer une candidate à une "chiennasse". 
Tex dans les Z'amours
Tex dans les Z'amours Capture d'écran France 2

Des rushes très embarrassants. Licencié par France 2 après une blague sexiste, Tex attaque la chaîne et la société de production des Z'amours aux Prud'hommes. L'humoriste réclame près de 1,2 million d’euros d'indemnités à son ex-employeur. Mais son audition aux Prud'hommes, qui se déroulait mercredi, a surtout été l'occasion d'entendre d'autres dérapages de l'animateur.

C'est que chez Sony Pictures, on n'était pas venu les mains vides. Comme le rapportent nos confrères du Parisien, l'avocate de la société a dévoilé des extraits des derniers enregistrements du jeu télévisé très gênants pour Tex. Il y évoque, entre autres, la polémique qui a suivi ses propos tenus sur C8.

"Je l’ai fait pour le buzz. De toute façon, je savais ce que je faisais. C’était pour faire parler de moi", a cité l'avocate, avant de s'intéresser à d'autres séquences.

"'C’est une chiennasse avec ses grosses loches'. Voilà comment Tex a parlé d’une candidate. Mais que dit le CSA, que dit le droit? Vous ne pouvez pas traiter quelqu’un comme un animal. C’est inacceptable de traiter une femme de 'chiennasse'", a-t-elle poursuivi.

"Ah, je ne t'ai pas encore baisée?"

Toujours selon ces rushes jamais diffusés, le comique de 58 ans aurait également "pratiqué des 'mouvements suspects' alors qu’une autre participante lui confiait que sa sexualité n’était pas débordante", et insulté Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Cette dernière avait adressé un signalement au CSA après cette "blague" sur les violences faites aux femmes. 

L'avocate de Sony Pictures a également fait état d'une conversation pénible entre Tex et une collègue:

"Ah, je t’ai pas encore baisée? Parce que tu sais, je les prends par devant, par derrière, sur le côté", aurait-il demandé.

Une "faute grave caractérisée" qui est contraire à la clause d’éthique de France Télévisions, pour la société de productions.

"C’est dégueulasse. Ces méthodes sont déloyales. C’est de l’espionnage. On voudrait détruire ma réputation, on ne ferait pas mieux. Vous êtes là à vous faire insulter, et vous ne pouvez même pas répondre", a réagit le principal concerné

En train d'enregistrer son audition

Cerise sur le gâteau du malaise: Tex s'est fait rappeler à l'ordre après avoir été vu... en train d'enregistrer son audition. Un acte illégal repéré par une avocate venue plaider pour un autre dossier, qui a rapporté son geste à la partie adverse. 

"Quand je lui ai demandé s’il était bien en train d’enregistrer l’audience, il m’a répondu: oui, je n’ai rien à cacher", a-t-elle expliqué, ajoutant que l'humoriste avait justifié qu'il n'avait "rien à cacher" et qu'il n'était pas au courant de cette interdiction (pourtant annoncée sur un panneau à l'entrée de la salle).

Et s'il a fini par effacer le fichier audio de son mobile sous les yeux de son avocat, son geste "risque de lui coûter très cher", explique Le Parisien.

Erreur lors du chargement du média :
Source introuvable