Ingrid Chauvin : son combat pour adopter un enfant

Dans un documentaire diffusé sur TF1, la comédienne Ingrid Chauvin raconte la difficulté d'adopter un enfant.
Ingrid Chauvin : son combat pour adopter un enfant
Dans un documentaire diffusé sur TF1, la comédienne Ingrid Chauvin raconte la difficulté d'adopter un enfant. VALERY HACHE / AFP

Est-ce facile d'adopter un enfant ? Pas vraiment. Et être une star de la télévision n'octroie pas le moindre privilège sur la question. Depuis le décès de leur petite fille Jade, en 2014, âgée de seulement 5 mois, l'actrice Ingrid Chauvin et son mari Thierry Peythieu ne rêvent que d'une seule chose : adopter un enfant. Mais voilà, après avoir obtenu, il y a 4 ans, l'agrément pour recueillir un enfant abandonné, il ne leur a plus été donné de nouvelle. Le problème, c'est que cet agrément n'est valable que 5 ans. Le couple ne renonce pas à la possibilité d'accueillir un petit frère ou une petite sœur pour leur fils Tom, âgé de 3 ans. 

Leur combat quotidien, ils le partagent sur TF1, lundi 10 juin dans la soirée, dans un documentaire diffusé en deuxième partie de soirée, juste après Demain nous appartient.

Un réel problème d'adoption en France

"Si cela ne marche pas, j’aurai la frustration de ne pas pouvoir accompagner, donner de l’amour à un enfant", raconte Ingrid Chauvin, désemparée, avant de reprendre : "il y a en France ce lien du sang qui me semble prioritaire et qui fait que malheureusement, il y a très très peu d'enfants qui deviennent adoptables. [...] Il y a certains parents, ne serait-ce qu'en donnant quelques nouvelles, sans grand intérêt, mais qui malgré tout donnent ces quelques nouvelles, ou une lettre, une visite même pas régulière, gardent, malgré tout, ce droit parental".

Un appel au secours qui met en lumière toute la complexité du système d'adoption qui règne en France. Ingrid Chauvin met ainsi en avant cette équation incompréhensible : 200 000 enfants sont pris en charge dans des structures et familles d'accueil, 13 000 couples possèdent un agrément d'adoption et seulement 10% voient leur procédure d'adoption aboutir, soit environ 1 200 adoptions nationales et internationales chaque année. Cela, dû à un cadre légal qui manque d'harmonisation sur le territoire et à un réel manque de communication entre les travailleurs sociaux et les familles désirant adopter. Des problèmes soulevés par l'actrice et pour lesquels elle demande des solutions.

Ingrid Chauvin a depuis été invitée à discuter des failles du système avec Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la protection de l'enfance. Il ne reste plus à ce que tous les enfants trouvent un foyer et que tous les parents trouvent une progéniture à élever et à qui donner de l'amour.