"Sale juif": le fils de Carla Bruni victime d’insultes antisémites

Aurélien Enthoven, le fils de Carla Bruni et du philosophe Raphael Enthoven, a été la cible d’attaque antisémites après la publication d’une vidéo sur YouTube.

Capture Quotidien - TMC

Il ne s’attendait pas à un tel déferlement de haine. Aurélien Enthoven, le fils de Carla Bruni et du philosophe Raphaël Enthoven, est depuis quelques jours la cible d’insultes antisémites. 

Tout est parti d’une vidéo publiée sur YouTube le 6 mars dernier dans laquelle le jeune homme de 17 ans, en collaboration avec le youtubeur "Penseur Sauvage", évoque la société actuelle et le racisme. 

Pendant près de 24 minutes, les deux youtubeurs démontent le racisme et le racialisme, en avançant notamment des explications biologiques et génétiques.

Mais les pensées du jeune youtubeur, alias "M - Gigantoraptor" sur les réseaux sociaux, n'ont pas été appréciées par certains internautes qui n’ont pas hésité à l’insulter copieusement en laissant des commentaires sous sa vidéo.

"Juif donneur de leçons", "nez criminel", "sale juif", "juiffons" et un commentaire disant regretter "les chambres à gaz", voici quelques exemples d'attaques qu'Aurélien Enthoven a partagé sur sa page Facebook, avant de les supprimer.

Soutenu par Marlène Schiappa

Des "attaques antisémites d’une violence absolue" aussitôt condamnées par son père sur Twitter. "Leurs auteurs s’en repentiront", conclut le philosophe médiatique.

Le jeune homme a également reçu le soutien de Marlène Schiappa sur Twitter. "Attaques immondes d’antisémitisme, de sexisme, de bêtise. S’en prendre aux enfants pour atteindre les parents: méthode inqualifiable et inacceptable", a indiqué la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Lundi soir, Aurélien Enthoven était invité sur le plateau de Quotidien pour réagir à ces insultes antisémites. Selon lui, les internautes ont cherché à critiquer ses parents. 

"Ils ont un peu l'habitude. Je ne pense pas qu'ils veuillent nécessairement attaquer mes parents pour une raison simple. S'ils sont contraints de s'en prendre à moi, c'est qu'ils sont dans une position de faiblesse et que mes parents leur ont peut-être mis un vent plusieurs fois", a expliqué le jeune homme à Yann Barthès, avant d’indiquer qu’il souhaitait saisir la justice prochainement.