Mac Miller, Manchester, Pete Davidson: les confessions sans fards d'Ariana Grande

La chanteuse de 26 ans s'est confiée au Vogue américain sur les drames qui ont marqué son ascension professionnelle.
Ariana Grande lors de son concert en hommage aux victimes de l'attentat de Manchester, dimanche 5 juin 2016
Ariana Grande lors de son concert en hommage aux victimes de l'attentat de Manchester, dimanche 4 juin 2017 Dave Hogan - AFP

Les deux dernières années d'Ariana Grande ont été les meilleures de sa carrière et, probablement, les pires de sa vie. Pendant que sa popularité grimpait, atteignant récemment des sommets entrés dans l'histoire de la musique, la pop star de 26 ans a vécu un attentat qui a tué 23 personnes, à la fin de son concert à Manchester en mai 2017. Un an plus tard, elle perdait son ancien petit-ami le rappeur Mac Miller, victime d'une overdose en septembre 2018. Une dichotomie dont elle parle sans détour dans les colonnes du Vogue américain, dont elle fait la couverture du nouveau numéro. 

Rob Haskell, l'auteur de l'article, raconte comment Ariana Grande a fondu en larmes dès le début de l'entretien, en évoquant sa prestation à Coachella au printemps dernier: "La première fois que j'y avais été, c'était pour voir Malcolm (le vrai nom de Mac Miller, ndlr) se produire (...) J'associe... vraiment... c'était tout simplement très perturbant, de se rendre compte de tout ce qui avait changé en si peu de temps."

"Tellement bourrée" après la mort de son ex

Ariana Grande et Mac Miller étaient déjà séparés lorsqu'un "mélange toxique de drogues" a emporté le rappeur de 26 ans, en novembre 2018. "Il était la meilleure des personnes, et il ne méritait pas ses démons", raconte-t-elle. "Pour être tout à fait honnête, je ne me rappelle pas de ces mois de ma vie parce que j'étais a) tellement bourrée et b) tellement triste. Je ne me rappelle pas comment ça a commencé et comment ça s'est terminé, ni comment tout à coup il y avait 10 chansons prêtes (celles qui constitueraient Thank U, Next, son cinquième album sorti en février, ndlr). Des textes "fun" et "pop", mais qui "représentent des trucs lourds pour (elle)" malgré tout. 

Concernant Manchester, elle refuse de s'approprier la peine des proches des victimes: "Ce n'est pas mon traumatisme, c'est celui de ces familles", explique-t-elle tandis que des larmes remplissent de nouveau ses yeux.  "C'est leur perte, et c'est très difficile d'en parler sans penser à eux qui liront ça."

Deux semaines après l'attentat, Ariana Grande a organisé le concert caritatif One Love Manchester afin de récolter de l'argent pour les familles des victimes. Une initiative dont elle est "fière", mais qu'elle met en perspective: "Ça n'a ramené aucune des victimes. (...) Nous avons fait du mieux qu'on a pu, mais en réalité nous n'avons rien fait."

Pete Davidson, une "merveilleuse distraction"

Enfin, Ariana Grande revient brièvement sur la rupture de ses fiançailles avec Pete Davidson. La chanteuse et l'humoriste se sont rencontrés peu après sa rupture avec Mac Miller, et se sont séparés rapidement après sa mort: "C'était une merveilleuse distraction. C'était frivole et marrant et dingue et extrêmement irréaliste, et je l'aimais sans le connaître."

Et d'expliquer qu'elle cherche encore à digérer ce qui lui est arrivé: "Je suis une personne qui a traversé beaucoup de choses et qui ne sait pas quoi en penser, encore moins quoi en dire au monde (...) Je dois être la fille la plus chanceuse et la plus malchanceuse du monde. J'essaye de me guérir (...) et de célébrer les belles choses qui sont arrivées dans ma vie, sans avoir le sentiment qu'elles me seront retirées. Parce que le traumatisme me dit qu'elles le seront."