"Leaving Neverland": le réalisateur évoque "l'emprise psychologique" de Michael Jackson

Dan Reed, qui signe le documentaire polémique, décrit un "film témoignage".
Michael Jackson en 2005
Michael Jackson en 2005 Frazer Harrison - Getty Images North America - AFP

À quelques jours de la diffusion française de Leaving Neverland, Dan Reed se confie sur le documentaire polémique. Le réalisateur a pris la parole sur RTL lundi au sujet des témoignages de James Safechuck et Wade Robson, qui affirment dans son film avoir été victimes d'actes pédophiles du roi de la pop dans leur jeunesse. 

Il revient notamment sur les reproches faits au documentaire, qui ne remettrait pas assez en question les témoignages des deux trentenaires:

"J’ai enquêté, mon équipe a enquêté, on a vu les enquêtes policières de 1993, de 2003, de 2005, j’ai interviewé les enquêteurs, les policiers qui ont été impliqués dans ces enquêtes. Mais le film lui-même n’a pas la forme d’une enquête, c’est un récit de ces deux familles (...) pour moi, c'est surtout un film témoignage."

Et de décrire l'ascendant qu'aurait eu Michael Jackson sur ses victimes supposées, le qualifiant de "prédateur sexuel" et de "manipulateur": "Ce qu’on voit c’est une emprise psychologique, c’est la séduction d’une famille entière" (...) puis cette intimité qui progresse jusqu’au moment où l’intimité physique (...) devient une intimité sexuelle, sans que la mère le sache."

De nombreuses accusations

Michael Jackson a fait l'objet de plusieurs accusations d'actes pédophiles au cours de sa carrière. Un adolescent de 13 ans avait porté plainte pour attouchements en 1993 et l'affaire s'était réglée à l'amiable. Jugé en 2005 dans une affaire similaire, Michael Jackson avait été acquitté. Lors du procès, Wade Robson avait témoigné en faveur de l'artiste. 

Leaving Neverland sera diffusé jeudi sur M6 à 21 heures, quelques semaines après la diffusion américaine sur HBO. Il a déjà fait l'objet de dizaines de saisies au CSA et trois associations de fans assignent en justice les auteurs du film. Deux exécuteurs testamentaires réclament jusqu'à 100 millions de dollars à HBO