Katy Perry présente ses excuses pour avoir conçu des chaussures associées au "blackface"

La chanteuse américaine a publié un communiqué pour répondre aux nombreux commentaires d'internautes, scandalisés par le design d'une paire de chaussures de sa marque.
Katy Perry
Katy Perry Neilson Barnard -Getty Images North America - AFP

Katy Perry est sous le feu des critiques à cause d'une paire de chaussures de sa collection. Pour de nombreux internautes, ces souliers évoquent le "blackface", une pratique qui consiste à se colorer la peau pour se grimer en Noir. L'indignation est telle que la marque a publié des excuses et que plusieurs points de vente américains les ont retirées des étagères. 

"OK Katy Perry explique ces chaussures", demande une internaute sur Twitter, faisant référence dans ses mots-dièses au "blackface" et à la récente polémique similaire qu'a connu Gucci avec un pull.

Excuses de la chanteuse

Comme le précise Variety, le motif est présent sur deux modèles: les Rue Face Slip On Loafers et les Ora Face Block Heel Sandal. Ces chaussures noires, sur lesquelles apparaissent une paire d'yeux, un nez et une bouche rouge, existent aussi en beige. Katy Perry et Global Brands Group, la société qui gère sa marque, ont réagi dans un communiqué publié sur le site américain People:

"Les Rue et les Ora font partie d'une collection dévoilée l'été dernier (...) et conçues comme un clin d'oeil à l'art moderne et au surréalisme. J'ai été attristée d'apprendre qu'elles étaient comparées aux douloureuses images de 'blackface'. Notre intention n'a jamais été d'infliger une quelconque peine. Nous les avons immédiatement retirées de http://www.katyperrycollections.com". 

Boycott des points de ventes

D'autres distributeurs se sont séparés de ces deux modèles controversés. Ils ne sont plus disponibles sur le site Web de la chaîne de magasins américaine Dillard. Walmart a déclaré à CNN qu'elles n'ont jamais été mises en vente dans leurs rayons. 

Outre le scandale de Gucci, le "blackface" s'est retrouvé au coeur de nombreuses polémiques ces dernières années, aux États-Unis comme en France. Cette pratique rappelle "les spectacles de 'blackface', (qui) ont été créés à l’époque de la traite transatlantique par des hommes blancs désireux de se moquer des esclaves", expliquait le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France) fin 2016.