"Harcèlement sexuel": Jean-Marc Morandini visé par une nouvelle plainte

L'animateur de télévision et de radio, mis en examen pour "corruption de mineurs aggravée", fait l'objet de nouveau l'objet d'une plainte par l'avocat de deux acteurs de la websérie Les Faucons. Une première plainte pour les mêmes faits avait été classée sans suite en janvier dernier par le parquet de Paris.

GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L'avocat de deux acteurs de la websérie Les Faucons a déposé une plainte contre Jean-Marc Morandini, ce lundi, révèle Le Parisien. Cette nouvelle plainte fait écho à une précédente plainte déposée fin janvier par trois autres plaignants et classée sans suite par le parquet de Paris. L'ancien présentateur d'Europe 1, alors aux manettes du Grand direct des médias, a été au cœur d'une virulente polémique cet été après les révélations de l'hebdomadaire Les Inrocks.

L'animateur-producteur a été accusé par de jeunes comédiens d'avoir organisé des castings douteux pour un projet de série, Les Faucons. Il aurait incité les candidats à envoyer des clichés nus d'eux-mêmes et se masturber. La plainte a été classée sans suite car les faits n'étaient pas assez caractérisés, les comédiens étant majeurs et le caractère contraint insuffisamment fondé. La plainte vise également un soupçon de travail dissimulé, les conditions de travail des comédiens ne respectant pas certaines dispositions du code du travail (rémunération, contrats, déclaration).

Mis à l'écart d'Europe 1, en attente sur iTélé

Jean-Marc Morandini a par ailleurs été mis en examen pour corruption de mineurs aggravée, sans lien direct avec les tournages scabreux. Un premier plaignant a affirmé, dans la foulée des révélations de l'hebdomadaire, s'être rendu à plusieurs reprises au domicile parisien du journaliste dans le but de poser nu pour des photos. Un second plaignant a dénoncé des messages privés sur Twitter et des SMS à caractère sexuel. Tous deux étaient mineurs au moment des faits.

Ses révélations tonitruantes ont provoqué une onde de choc et remis en question l'avenir professionnel du journaliste au sein des rédactions desquelles il est salarié. La direction d'Europe 1 a décidé de le mettre à l'écart de l'antenne et de le remplacer par son joker, Thomas Joubert, aux commandes du Grand direct des médias. Son embauche au sein de la chaîne d'info iTélé (désormais CNews) a été l'une des raisons du départ d'une centaine de journalistes de la rédaction, en désaccord avec la direction du groupe Canal+.

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