Projet Soli, les radars de Google gagnent en puissance pour mieux contrôler nos futurs gadgets

Après avoir été discret ces derniers temps, le projet Soli revient sur le devant de la scène en étant autorisé par la FCC à devenir plus puissant et donc plus à même d'être intégré dans différents produits.

Avant de peut-être suspendre la plupart de ses opérations à cause du shutdown fédéral américain, la FCC vient d’approuver la technologie qui anime le projet Soli.
Présenté pour la première fois en 2015, avant de faire une seconde apparition lors de la Google I/O 2016, ce projet utilise un système de radar miniaturisé. Une minuscule puce émet des ondes qui vont rebondir sur la main ou les doigts de l’utilisateur et ainsi capturer les mouvements produits dans un espace en trois dimensions. La reconnaissance des gestes se fait sans le moindre contact avec l’appareil et est suffisamment fine pour multiplier les types d’interaction, qu’il s’agisse de suivre les mouvements de la main ou des doigts de l’utilisateur.

Mimer les interactions

Ainsi, à quelques centimètres au-dessus de cette puce (et donc du produit à contrôler), on peut tapoter deux doigts l’un contre l’autre pour simuler une pression sur un bouton ou encore passer son pouce sur ses autres doigts pour faire défiler une interface ou monter le volume d’un morceau en cours de lecture. Les usages potentiels sont nombreux et peuvent contribuer à faciliter les interactions avec des appareils qui n’embarquent pas forcément d’écran tactile. Il est ainsi possible de penser à un autre projet initié par Google ATAP, le projet Jacquard qui mêle objet connecté et vêtement. Sans oublier évidemment les montres et enceintes connectées, puisque Google avait choisi ces produits lors d’une démonstration en 2016.

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Mais la technologie Soli pourrait être embarquée dans bien d’autres types de produits. Google énumère ainsi tous les wearables, les téléphones mais aussi les ordinateurs ou encore les véhicules. A chaque appareil, Soli devra évidemment proposer des gestes différents, adaptés au contexte et aux besoins.

Une bataille de fréquences et de puissance

En mars dernier, en tout cas, Google avait fait la demande auprès de la FCC de pouvoir utiliser des fréquences entre 57 et 64 GHz, à des niveaux de puissance équivalents à ceux des standards de l’Institut européen des normes de télécommunications. Facebook avait alors fait part de ses inquiétudes de voir des capteurs Soli fonctionner à un degré de puissance plus élevé. Les ingénieurs du géant des réseaux sociaux craignaient qu’ils génèrent des interférences avec d’autres appareils et d’autres technologies.
En définitive, en septembre dernier, les deux sociétés américaines avaient conjointement indiqué à la FCC que ces capteurs pouvaient opérer à un niveau de puissance supérieur, mais moindre toutefois que ceux proposés initialement par la société de Mountain View.

Au regard de ces dernières positions et après enquête la FCC a donné son accord pour cette montée en puissance des capteurs Soli, qui pourront d’ailleurs être embarqués et utilisés dans les avions, tout en respectant les règles de la FAA, la Federal Aviation Administration.

Ce feu vert va donc ouvrir la porte à des puces plus puissantes et donc plus faciles à intégrer dans divers appareils. Cela pourrait permettre l’arrivée prochaine de nouveaux produits avec lesquels l’utilisateur interagira différemment, sans avoir recours aux deux classiques que sont les écrans tactiles et les commandes vocales.

Source :
Reuters