On a testé Open Mind, ou comment gérer son stress grâce à la réalité virtuelle

Présenté en avant-première au festival Futur en seine, le dispositif utilise des capteurs médicaux et un casque de réalité virtuelle pour lutter contre le stress, l’anxiété ou le burn-out.
Open Mind est un dispositif mixant capteurs et casque de réalité virtuelle pour soigner le stress.
Open Mind est un dispositif mixant capteurs et casque de réalité virtuelle pour soigner le stress. 01net.com

Les casques mesurant l’activité du cerveau grâce à des électrodes ont le vent en poupe. Après Melomind, qui vous apprend à vous relaxer, et Dreem, qui vous aide à mieux dormir, voici Open Mind, qui vous permet de mieux gérer votre stress. La différence avec les deux premiers, c’est que le dispositif va bien au-delà du simple bandeau EEG (électroencéphalographe) et qu’il n’a pas pour vocation à être vendu auprès du grand public.

Des protocoles élaborés par des neuro-scientifiques

Open Mind, c’est un ensemble comprenant plusieurs capteurs médicaux professionnels, associés à un casque VR. La personne est immergée dans un monde virtuel dans lequel des techniques de relaxation lui sont enseignées par le jeu. L’idée est de proposer des séries thérapeutiques de 10 séances d’une heure chacune dans un lieu dédié, à raison d’une fois par semaine. «Les protocoles ont été élaborés par des neuro-scientifiques et des psychologues », nous précise le fondateur d’Open Mind, Guillaume Victor-Thomas. Nous avons pu essayer le dispositif durant un quart d’heure, après avoir dûment signé une décharge.

Les capteurs à porter aux doigts.
Les capteurs à porter aux doigts. 01net.com

Il faut patiemment s’équiper d’une ceinture pour la respiration, d’un capteur cardiaque au doigt, de deux autres capteurs de conductance pour la transpiration, d’un capteur cardiaque sur la mastoïde (derrière l’oreille), et enfin d’un casque HTC Vive avec des électrodes pour mesurer votre activité cérébrale, ainsi que d’un casque audio et d’une manette de jeu. On peut alors s’allonger sur un fauteuil. Un caisson est refermé sur le haut de votre corps pour mieux vous isoler de l'environnement extérieur.

Le capteur qui sera mis derrière l'oreille.
Le capteur qui sera mis derrière l'oreille. 01net.com

Apprendre à respirer en jouant

La méthode consiste à d'abord exposer l'utilisateur au stress. Immergé dans un vaisseau spatial, on répond aux sollicitations du logiciel par commande vocale. Après que vos mesures ont été prises au calme, vous vivez une première session de jeu où vous devez à la fois réparer des impacts dans la paroi du poste de commandement et tirer sur des projectiles lancés par des vaisseaux ennemis. Suit une seconde période où les tâches simultanées sont multipliées. Vient alors l’heure du bilan, avec des graphiques dégageant les moments où vous avez été stressé.

Vous allez ensuite apprendre à mieux respirer : on vous explique comment faire pour diminuer l’intensité de ces passages stressants en adaptant votre souffle. Place ensuite aux travaux pratiques avec une dernière session de gaming où vous essayez de respirer comme indiqué.

A la fin, les scores de vos différentes parties sont comparés pour voir si vous avez progressé. Et pour confirmer l’acquis, vous êtes invités à un dernier exercice.  

Le casque de VR avec les électrodes.
Le casque de VR avec les électrodes. 01net.com

Des centres dédiés

Du début à la fin de la séance, un psychologue se tient si besoin à vos côtés pour vous accompagner dans l’expérience. La séance n’a beau durer qu’un quart d’heure, on en ressort un peu fatigué, d’autant plus que le casque Vive pèse son poids. A voir donc si une séance d’une heure ne se révèle pas trop éprouvante. Mais la sensation de détente est réelle, ce qui donne envie de prolonger l'expérience pour vérifier si cette méthode permet bien d'être plus zen ! 

Le dispositif se ferme comme un caisson pour mieux être isolé de l'extérieur.
Le dispositif se ferme comme un caisson pour mieux être isolé de l'extérieur. 01net.com

Le premier centre Open Mind ouvrira à Paris au mois d’octobre. Avec l'ambition à moyen terme d'être reconnu comme un dispositif médical et remboursé pour cela par la Sécurité Sociale. Au-delà du stress, la start-up espère s'ouvrir également aux victimes de burn out et aux personnes atteintes de troubles de déficit de l''attention.