Les drones de livraison pourraient être autorisés dès 2020 aux Etats-Unis

Le vol de drones commerciaux outre-Atlantique pourrait bientôt être légalisé. Amazon ou Uber seraient ainsi en mesure de lancer leur service de livraison par drone.
Le premier drone dévoilé par Amazon en 2013.
Le premier drone dévoilé par Amazon en 2013. Amazon

Longtemps réticents à l’idée d’assouplir leur législation sur les drones civils, les Etats-Unis sont peut-être en train de prendre tout le monde de court. La secrétaire aux Transports Elaine Chao a déclaré réfléchir à autoriser des vols de routine de drones commerciaux, à basse altitude, y compris la nuit et au-dessus de zones peuplées. Cela n’est possible actuellement qu’avec une dérogation. Sur les 1200 autorisations exceptionnelles accordées en 2017, aucun incident n’a été déploré. Les Etats-Unis ne voient donc plus d’objection à répondre favorablement aux demandes d’Amazon, Uber, Google ou Fedex de pouvoir lancer des services de livraison par drone. « Cela aidera les collectivités à tirer parti des avantages économiques considérables de ce secteur en croissance et aidera notre pays à rester un chef de file mondial en matière de technologie », a déclaré Chao d’après le site Washington Examiner.

Un feu anti-collision la nuit

Une réflexion est en cours sur l’encadrement de ces engins qui ne devront pas gêner le trafic aérien ni représenter de risque pour la sécurité des personnes. La nouvelle réglementation devrait imposer la nuit un feu anti-collision allumé et visible à au moins quatre kilomètres de distance. Les drones n'évolueraient pas de façon autonome mais seraient télécommandés et diffuseraient un signal électronique afin d'être localisés et identifiés facilement. Ils devront aussi être équipés de systèmes de protection pour limiter les dégâts en cas de chute, comme le souligne le blog La Foire du drone sur le site du Monde. Concernant les drones de loisir, seules les machines de moins de 250 grammes seraient autorisées à voler en public.

Cette nouvelle inflexion a de quoi surprendre, alors qu’aucun système de régulation automatique du trafic aérien intégrant les drones n’a encore été mis en place et que les systèmes anti-collision doivent encore être améliorés. Cette annonce intervient juste après l’affaire des drones de l’aéroport de Gatwick et Heathrow au Royaume-Uni, qui ont perturbé les transports durant plusieurs jours. Les autorités anglaises n’ont toujours pas retrouvé les propriétaires des machines et la police a reconnu qu’il était même possible qu’il n’y ait... jamais eu de drone.