Samsung Galaxy S9 : on a testé son écran, il est toujours aussi bluffant

Avec son Galaxy S8, Samsung avait mis la barre très haut en qualité d'affichage. Le Galaxy S9 ne révolutionne pas ou peu le genre... pour le plus grand bonheur des adeptes de la marque.

On ne change pas une formule qui marche. Le Galaxy S9 reprend l’écran Super Amoled au format 18,5/9 de son prédécesseur le Galaxy S8, aussi bien au niveau de la diagonale (5,8 à 6,2 pouces selon qu’il s’agit du modèle classique ou du modèle « + ») que de la définition (Quad HD+). Bref, l’écran Infinity lancé par le coréen il y a un peu plus d’un an a encore de beaux jours devant lui. C’est d'ailleurs la marque de fabrique du constructeur.

Galaxy S8 vs S9 : un écran qui séduit toujours autant

Ceux qui attendait une évolution – une encoche façon iPhone X, par exemple ? – en sont pour leurs frais.  Avec un format panoramique 18,5/9, les bordures d’écran des nouveaux Galaxy, ultra fines, n’ont pas grand-chose à envier à celles du fleuron d’Apple. Visuellement, c’est très réussi. Grâce à son design incurvé, l’écran est particulièrement mis en valeur, les bords latéraux se faisant presque invisibles. Et la caméra frontale peut être logée au-dessus de l’écran sans qu’il soit nécessaire de créer ce fameux notch (encoche). Même si la reconnaissance faciale est, de fait, moins sophistiquée sur les appareils de Samsung…

Luminosité, contraste… rien ne bouge vraiment

Si l'écran des Galaxy S9 semble la copie conforme de celui des S8, la qualité d’affichage est-elle pour autant toujours au rendez-vous ? Avant de vous livrer tous nos résultats de tests et notre verdict, précisons que le S9 affiche, peu ou prou, la même (belle) surface d’affichage que son aîné. Avec un ratio d’affichage situé autour de 85 % (la surface de l’écran divisée par la surface totale de l’appareil), le S9, à l’instar de son prédécesseur, se place comme un champion du genre, dépassant même l’iPhone X, plus proche des 82 %, voire moins si l’on décompte son encoche.

Petite déception du côté de la luminosité, les mesures réalisées sur le S9, sont un chouïa en dessous de celles que nous avions relevées sur le S8. Rien qui ne soit véritablement perceptible à l’œil nu.  

Toutes restent cependant inférieures à celle que nous avons mesurée sur l’iPhone X comme on peut le constater dans le tableau ci-dessus.

Samsung se targue d’atteindre, voire de dépasser les 1000 candelas lorsque son smartphone est placé sous une source lumineuse intense (pour une lisibilité maximale)… mais Apple avance pour son iPhone X une luminosité de 1200 candelas dans le même type de conditions extrêmes. Des affirmations très probablement exactes. Quoi qu’il en soit, de façon plus classique, notre test, réalisé à partir d’une sonde Minolta et d’une mire ANSI conserve toute sa valeur. Il présente le mérite de pouvoir comparer de façon fiable tous les smartphones évalués au sein notre labo.

Et il confirme, bien sûr, que sur ces cinq smartphones, tous équipés d’une dalle Amoled, le contraste reste absolu, avec des noirs profonds… pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Des couleurs fidèles... mais pas par défaut

Si nous avions été tout autant séduits par l’écran de l’iPhone X que par celui du Galaxy S8, c’était pour des raisons différentes. Sur ce dernier, la courbure de la dalle et sa haute définition impressionnaient. Sur le premier, nous avions apprécié la haute luminosité de l’écran et la fidélité de ses couleurs (pour peu que l’on désactive le mode adaptatif True Tone).

Côté affichage, le mode par défaut du Galaxy S9 (dit affichage adaptatif) n’est malheureusement pas un modèle en termes de fidélité des couleurs. Son delta E 2000 avoisine les 5 (les blancs tirent sur le bleu pâle) alors que l’iPhone X plafonne à 3 avec l’option True Tone désactivée. Précisons toutefois qu’avec l’option activée, le delta E du smartphone d’Apple atteint, lui aussi, des sommets, soit un résultat peu glorieux de 7. Rappelons qu’un excellent delta E doit tendre vers le zéro.

Heureusement, dans les paramètres d’affichage des Galaxy S9, il est tout à fait possible de régler (finement) la colorimétrie à sa convenance. Mieux, pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête, passer de l’affichage adaptatif à l’affichage basique permet d’obtenir des couleurs proches de la réalité. Dans ce mode, le delta E offre un résultat de 2 sur le Galaxy S9 (donc bien mieux que sur l’iPhone X) et de 3 sur le S9+ (quasi identique à l’iPhone X).

Le plus important dans tout cela, c’est que dans ce mode basique, le delta E du Galaxy S9 s’améliore un peu par rapport à celui du Galaxy S8 (avec une valeur mesurée de 2 contre 2,65 pour le S8) et prend le dessus sur l'iPhone X. Le S9+ se contente, lui, d'égaler le smartphone d'Apple... ce qui n'est déjà pas si mal.

Fort de cette amélioration, le Galaxy S9 peut se targuer d'offrir la qualité d'affichage la plus impressionnante du marché... même si l'iPhone X pousse un peu plus loin la luminosité. Avec un design qui a fait ses preuves, des performances de haut vol et une excellente fidélité des couleurs (pour peu que l'on opte pour le bon réglage), cet écran constitue, encore une fois, un des atouts maîtres du nouveau flagship de Samsung.

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