Des chercheurs allemands donnent un aperçu des disques durs du futur

Grâce à de nouveaux matériaux, les chercheurs ont découvert une technologie d’enregistrement ultra haute densité plus efficace et moins gourmande en énergie.
SPBer

Des chercheurs allemands du laboratoire Helmholtz Zentrum Berlin (HZB) ont découvert comment réaliser un enregistrement magnétique HAMR (heat-assisted magnetic recording) plus efficace en remplaçant la combinaison fer/platine normalement utilisée par un film de cobalt et de dysprosium placé sur une membrane. Cette membrane possède une structure en nid d’abeille avec des trous de 68 nm de diamètre et un espace de 105 nm entre chaque trou afin de créer des zones d’enregistrement indépendantes.

L’avancée majeure des travaux des chercheurs allemands se situe surtout au niveau de la stabilité. La température nécessaire pour chauffer la surface n’est que de 80 degrés Celsius, ce qui est peu par rapport à la température normalement requise, qui s’élève à plusieurs centaines de degrés. En conséquence, l’enregistrement des données se révèle plus rapide et consomme moins d’énergie que la technologie HAMR traditionnelle.

Depuis son invention dans les années 1950, le stockage sur support magnétique n’a cessé de progresser, avec des densités qui doublent tous les trois ans mais qui atteignent aussi des limites physiques. Les constructeurs de disques durs ont ainsi été obligés de changer de technologie pour passer de l’enregistrement GMR (giant magneto resistance) à l’enregistrement PMR (perpendicular magnetic recording). Mais ce dernier est en train d’atteindre lui aussi ses limites et la prochaine étape sera l’enregistrement HAMR (heat-assisted magnetic recording) pour être en mesure d’augmenter la densité. La spécificité de l’enregistrement HAMR est d’utiliser un faisceau laser pour chauffer la zone à enregistrer, une condition nécessaire car cette zone devient de plus en plus petite, ce qui peut conduire à de l’instabilité. 

Source : IEEE Spectrum