250.000 fonctionnaires britanniques pourraient être remplacés par l'intelligence artificielle

Un groupe de réflexion britannique estime que supprimer 250.000 postes de fonctionnaires serait une opportunité pour rendre le service public moins coûteux, plus efficace et mieux adapté aux besoins des citoyens.
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Les fonctionnaires britanniques ont du souci à se faire, si l'on en croît cette étude publiée par le groupe de réflexion Reform. Selon ses membres, presque 250.000 emplois pourraient être remplacés par une intelligence artificielle dans le secteur public du Royaume-Uni, qui emploie au total 5,4 millions de fonctionnaires.

Un changement que Reform appelle de ses vœux car cela serait une occasion de moderniser les services publics britanniques en les adaptant aux nouvelles technologies, aux nouveaux besoins des citoyens, mais aussi à des budgets de plus en plus maigres:

"Les services publics doivent répondre à une population avec des demandes de plus en plus complexes – les gens vivent plus longtemps, la technologie change la manière dont ils se comportent et les inégalités demeurent élevées dans de nombreux domaines du secteur public, allant de l'éducation à la santé. S'attaquer à ces problèmes avec une enveloppe fiscale serrée requiert une amélioration dramatique de la productivité et de l'efficacité."

Vers des fonctionnaires à la demande

L'étude conseille également de faire appel à des plateformes de l'économie à la demande, popularisée par Uber, dans lesquelles les travailleurs ne sont plus des employés, mais des indépendants que l'on peut embaucher et remercier très facilement. Notamment pour certains services publics, qui font face à une demande accrue pendant certaines périodes de l'année, un peu comme les commerces avant Noël.

En France, aucune étude portant spécifiquement sur l'automatisation dans le secteur public n'a été menée. Mais sur l'ensemble des travailleurs, le Conseil d'orientation pour l'emploi estime que 10% des jobs sont menacés par l'automatisation dans le pays.

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