Pokémon Go : comment sont choisis les emplacements des PokéStops ?

LA QUESTION TECH DU JOUR - L’utilisation de certains lieux publics (tels que des mémoriaux ou des églises) comme points d’intérêt dans le jeu a parfois suscité l’étonnement et l’incompréhension.

Eduardo Woo via Flickr CC

Après la sortie du jeu mobile Pokémon Go début juin dans quelques pays, des controverses sont rapidement apparues au sujet de la localisation des PokéStops et des arènes, ces zones dans lesquelles les joueurs peuvent trouver des objets et s’affronter. Dans cette application qui fait évoluer l’utilisateur sur la véritable carte de la ville dans laquelle il se trouve, la localisation des PokéStops et des arènes n’est pas aléatoire : elle correspond à des points d’intérêt comme une station de métro, un parc ou un monument. Mais l’utilisation de certains endroits dans le jeu a parfois suscité l’incompréhension, comme à Washington par exemple, où le musée de l’Holocauste abrite trois PokéStops. Alors, comment les emplacements des PokéStops et des arènes ont-ils été choisis ?

Les suggestions d'un autre jeu

Ce sont en fait les joueurs d’une autre application qui ont sans le savoir donné naissance aux arènes et PokéStops. Car avant Pokémon Go, l’entreprise Niantic a développé le jeu mobile Ingress, sorti fin 2013, dans lequel on se balade aussi sur une véritable carte. Les joueurs d'Ingress se battent pour le contrôle de Portails, un peu comme dans Pokémon Go avec les arènes. Depuis les débuts d'Ingress en beta (version test) en 2011, les joueurs ont envoyé leurs propositions de nouvelles localisations de Portails partout dans le monde (même en Antarctique !). Toutes ces données collectées dans Ingress ont donc été réutilisées par Niantic dans Pokémon Go : les localisations des Portails sont devenues celles des arènes et des PokéStops. 

Des critères de sélection très larges

Le site d’Ingress, qui n’accepte plus de nouvelles suggestions depuis septembre 2015, détaille les critères requis pour qu’une localisation soit transformée en Portail. Il peut s’agir d’un endroit à fort valeur historique ou éducative, d’oeuvres d’art ou de bâtiments à l’architecture unique. Mais aussi de lieux à forte affluence touristique, ou au contraire d’endroits plus confidentiels seulement connus des locaux. Niantic précise que les bibliothèques publiques et même les lieux de culte peuvent tout à fait devenir des Portails, ce qui explique pourquoi des églises sont désormais des PokéStops ou des arènes dans Pokémon Go. Par ailleurs, tous ces endroits doivent être publics : les propriétés privées sont théoriquement exclues du jeu.

Niantic n’accepte pour l’instant pas de suggestions d’ajout d’arènes ou de PokéStops du public. En revanche, il est possible de demander la suppression de l’un de ces points d’intérêt via un formulaire sur le site du développeur.