Facebook: on peut enfin signaler les fausses informations

Le dispositif de fact-checking de Facebook est désormais disponible pour les internautes français.
cc Simon

Au début du mois de février 2017, Facebook annonçait le déploiement d’un dispositif de fact-checking en France. Depuis ce 3 mars, il est enfin disponible en ligne. Les membres du réseau social vont donc pouvoir signaler ce qui leur semble être de fausses informations et ainsi améliorer leur expérience sur le réseau social.

Le fonctionnement de cet outil est très simple. Lorsqu’une personne souhaite alerter Facebook, il lui suffit de cliquer sur la flèche dans le coin supérieur droit d’une publication, puis de choisir Signaler une publication. S’ouvre alors une fenêtre dans laquelle on peut indiquer le motif du signalement. En l’occurrence, une fausse information.

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A partir de là, le relais est passé à des organisations tierces disposant d’une expertise et adhérant à la charte élaborée par le réseau international de fact-checking Poynter. En France il s'agit de l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes. Elles seront chargées de vérifier l’information mise en cause. Si deux d’entre elles la qualifient de fausse, elle sera identifiée comme étant "contestée", marquée d’un triangle rouge et un lien sera disponible pour que les internautes puissent en savoir plus.

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De plus, pour éviter la propagation de ces informations, les utilisateurs souhaitant en faire profiter leurs amis verront s’afficher le message suivant: "Avant de partager ce contenu, sachez que des organismes vérificateurs tiers ont contesté sa véracité" et la visibilité du post sera réduite. 

Selon Facebook, la motivation financière est à l’origine d’une grande partie des fausses informations. Leurs auteurs gagnent de l’argent en se faisant passer pour des médias et en redirigeant les internautes vers leur site en diffusant ces contenus. C’est pourquoi le réseau social annonce qu’une information taguée comme contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé.

La France est le troisième pays après les Etats-Unis et l’Allemagne où est lancé ce dispositif.