Facebook déploie son arsenal anti-intox en Allemagne

Dans les prochaines semaines, les Allemands pourront signaler les fausses informations circulant sur Facebook.
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Accusé d’avoir été le lieu de partage et de propagation de fausses informations durant l’élection présidentielle américaine, Facebook a décidé de réagir et a développé divers outils. Après avoir été testés aux Etats-Unis, ces outils arrivent en Europe.

Dans un post en allemand, Facebook a annoncé que ces outils seraient "disponibles dans les prochaines semaines". Le réseau social indique s’être concentré sur les fausses informations "évidentes" créées par des spammeurs mais a aussi consulté des tiers pour avoir des avis impartiaux sur les messages à surveiller.

S'ils identifient de fausses informations, les lecteurs pourront cliquer dans le coin supérieur droit du post et en informer Facebook. Ils pourront aussi envoyer un rapport d’utilisateur via un outil "fausses nouvelles". L’information sera alors vérifiée par Correctiv, une association allemande spécialisée. Correctiv fait partie du réseau Poynter, un institut qui vielle depuis 40 ans à l'amélioration du journalisme à travers le monde en vérifiant l'information.

Facebook

Si elle conclut que l’information est fausse, elle sera signalée comme "contestable" avec une explication. Par ailleurs, ces informations ne seront pas priorisées par l’algorithme qui remonte des actualités dans les pages des membres et ceux qui veulent partager cette information verront s’afficher un avertissement.  

Ces outils arrivent à point nommé en Allemagne où l’élection présidentielle se déroulera en février et les élections fédérales en septembre. Le gouvernement avait d’ailleurs annoncé le mois dernier travailler à une loi qui aurait permis de réclamer des amendes allant jusqu’à 500 000 euros à Facebook pour la diffusion de fausses informations. Il s’inquiétait particulièrement de la propagation d’histoires inventées de toutes pièces en provenance de Russie.