Facebook veut vous aider à passer moins de temps sur... Facebook 

Après Google et Apple, c’est au tour du réseau social de se soucier de notre bien-être numérique. C’est ce que révèle le code source de l’application Android de Facebook.
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Facebook Sous licence Creative Commons CC0

Facebook ne devrait plus tarder à sortir son propre outil pour mieux gérer son temps passé en ligne. Des développeurs ont en effet repéré la future fonctionnalité dans le code source de l’application Android.

On y distingue, de façon assez classique, des options pour quantifier le temps passé sur Facebook, envoyer une alerte passé une certaine durée de connexion et trier ses notifications afin d'éviter trop de sollicitations. Les mêmes lignes de code avaient été repérées dans Instagram il y a une quinzaine de jours.

C'est une tendance, les géants du web se dotent de nouveaux outils pour aider les gens à mieux gérer leur vie numérique. Google a tiré le premier lors de sa conférence développeurs, avec une application dédiée. Et Apple a suivi avec de nouvelles fonctionnalités de « santé numérique » intégrées à la version d'iOS 12.

Facebook accusé de rendre les gens accros

Cette tendance répond à de très sévères critiques qui se sont multipliées depuis l'année dernière sur la façon dont les GAFAM rendent volontairement les internautes accros à leurs services. Facebook est particulièrement visé par ces attaques. Ainsi, l'ancien vice-président de la croissance du groupe Chamath Palihapitiya s'était fendu d'un très polémique : « Mes enfants ne sont pas autorisés à utiliser cette merde », au sujet du réseau social. Sean Parker, ancien investisseur et président de Facebook s'était aussi longuement épanché sur le sujet, soulignant que le bouton J'aime a été créé pour stimuler notre dopamine. Pour faire contre-feu, le groupe s'était alors fendu d’une étude sur les effets de sa plateforme sur la santé mentale au mois de décembre dernier. Depuis il prétend que c'est la consommation de contenus passive qui aurait des effets dévastateurs. Mais que les internautes qui se servent de Facebook pour communiquer et interagir avec les autres n'en tireraient que des effets bénéfiques. Une thèse très discutable qui a de nouveau été brandie lorsque que l'algorithme a été changé pour mettre davantage en avant les publications personnelles plutôt que celles des médias dans le fil d'info.