Facebook veut vous rémunérer (si vous acceptez d’être espionné)

Le réseau communautaire va lancer une appli qui paye ses utilisateurs en échange de données précises sur l'utilisation de leur smartphone. Elle ne sera pour l'instant disponible qu'aux États-Unis et en Inde.
L'auteur de ce montage n'assume aucune responsabilité.

Partager encore plus d'informations avec Facebook ? Oui, mais en étant payé ! Dans un communiqué publié mardi 11 juin, Facebook a annoncé la mise en place d’un « programme d'étude de marché » auquel peuvent participer les utilisateurs qui le souhaitent, en échange d’une compensation financière.

Rémunérer l'analyse de données

Pour cela, le réseau communautaire a développé une nouvelle app appelée « Study ». Installée sur votre téléphone, elle analysera les autres applications présentes sur votre smartphone et les informations qui vont avec (noms, montants dépensés, type d'utilisation, etc.). En outre, l’appli collectera des données générales comme le pays de résidence, le modèle de téléphone utilisé ou encore le « type de réseau » de l’utilisateur. 

Après les multiples scandales à répétition, le communiqué assure que l’appli ne collectera pas l’identifiant, ni le mot de passe des participants (ouf), ni aucun contenu (photos, vidéos, messages). En gage de sincérité, Facebook s'associe avec Applause, une société spécialisée dans l'analyse de données en ligne de renommée mondiale.  

Seulement disponible aux États-Unis et en Inde

Qui peut participer ? Tout utilisateur inscrit sur Facebook de plus de 18 ans. Une autorisation sera demandée au préalable. L’objectif étant d’avoir un maximum d’informations, l’entreprise américaine invite tout le monde à s'inscrire. Study sera d’abord seulement disponible aux États-Unis et en Inde. Mais l’objectif est de l’étendre aux autres pays plus tard. Pour la télécharger, il faudra se connecter au Google Play Store. 

Study, remplaçant logique du VPN Onavo

L'idée d'épier les utilisateurs d'un smartphone pour étudier leur usage et la concurrence n'est pas nouvelle pour Facebook. C'était notamment ce que l'entreprise de Menlo Park faisait, de façon déguisée, avec son VPN gratuit, Onavo, qu'elle a choisi de fermer après des scandales à répétition. Les données recueillies grâce à Onavo avaient notamment servi à de nombreuses décisions stratégiques, comme le rachat de WhatsApp. 

Source : Facebook