Rencontre avec Clive Standen, la star de "Taken", la série événement de SFR Play

NBC

L'acteur britannique endosse le costume de Bryan Mills, immortalisé au cinéma sous les traits de Liam Neeson, dans une adaptation télévisuelle de Taken. Le premier épisode de cette série d'action débarque sur SFR Play ce vendredi 10 mars. A l'occasion, SFR News s'est entretenu une dizaine de minutes avec Clive Standen. 

SFR NEWS: Jusqu'à présent, vous avez surtout joué dans des œuvres médiévales comme Vikings ou Robin des Bois. Est-ce la première fois que vous jouez un rôle dans une série contemporaine?

Clive Standen: Ce n’est pas la première fois. J’ai joué récemment dans Everest. Et j’ai fait pas mal de séries TV en Angleterre, ainsi que du théâtre. Vikings, comme Robin des bois, ont été les premières œuvres qui m'ont permis d’être reconnu par un large public. C’est vrai qu’il était intéressant de jouer pendant cinq ans un viking puis de passer à Bryan Mills: je ne suis plus caché derrière des cheveux longs et une longue barbe. Mon personnage me ressemble physiquement. Ce qui est étrange. J’ai été habitué à jouer des rôles où je suis un peu caché. Lorsque je joue, je n’aime pas attirer l’attention sur moi. Rollo était parfait pour cela. Il ne me ressemblait pas du tout. Il a été plus difficile de disparaître derrière le personnage de Bryan Mills. 

Comment passe-t-on d’un viking à Bryan Mills?

Je ne réessaye jamais des trucs que j’ai pu utiliser dans le passé. C’est de la paresse. Je fais table rase et j’essaye de nouvelles choses. Le processus d’apprendre un nouveau rôle est assez angoissant pour moi. Et ennuyeux. Je lis et je relis le script, comme un golfeur pratique pendant des jours son swing de golf. C’est répétitif, mais au fur et à mesure, tout devient plus simple. 

En parlant de simplicité: vous devez jouer un rôle rendu mythique par Liam Neeson! 

Ce n’est pas intimidant, parce que Liam Neeson joue un Bryan Mills grisonnant et en fin de carrière. Je joue un Bryan Mills en début de carrière. Il ne sait pas tout. Si j’essayais de jouer comme Liam Neeson, cela deviendrait ennuyeux à la TV. Si il a toutes les réponses, les spectateurs ne pourraient pas s’identifier. Ça fonctionne au cinéma: un film dure deux heures et les spectateurs veulent juste voir ce personnage tabasser des méchants…

... et casser des os.

Exactement (sourire). Dans la série, Bryan hésite, chute, apprend de ses erreurs. Dans la saison 1, j’essaye de ne pas trop ressembler à Liam Neeson. J’avais envie que mon personnage souffre, qu’on lui tire dessus, qu’il saigne. Ainsi, les spectateurs vivent l’action avec lui. Je ne suis pas intéressé par jouer ces personnages qui montent sur les murs ou font des backflips [salto arrière]. Personne ne fait ça dans la vraie vie. 

A la fin du premier épisode, vous finissez d’ailleurs à l’hôpital!

C’est un peu comme ça que je me sens à la fin de chaque épisode (rires)!

Vous avez commencé comme cascadeur et c’est vous qui assurez vos propres cascades.

Je suis un acteur qui fait des cascades, mais je ne dirais pas que je suis un cascadeur. Je fais la plupart des cascades parce que ça permet à la caméra de s’approcher de mon visage. Ça permet de montrer la peur du personnage, sa frustration. Je veux montrer au public ce que mon personnage ressent. Ce n’est pas amusant de se faire renverser par une voiture. Si les spectateurs comprennent ce que ressent le personnage, ils auront plus d’empathie pour lui. 

Au début de l’épisode, Bryan Mills explique à sa sœur, comme dans le film, ce qu’elle doit faire pour attaquer un méchant, mais vous ne dites pas la fameuse réplique de Liam Neeson: "J'ai des compétentes très particulières"

C’est parce que Bryan Mills dit cette réplique lorsqu’il a 60 ans! On a besoin d’avoir de la bouteille pour dire une telle réplique. La série Taken n’est pas un prequel, c’est un reboot du personnage, comme lorsque James Bond a été réinventé avec Daniel Craig récemment. Bryan Mills pourra peut-être dire "J'ai des compétentes très particulières", mais il doit d'abord le mériter. Sinon, c’est une blague, et c’est ce que je veux éviter. Tout le monde connaît ce discours, il est sans cesse parodié. Dans l’épisode 9, nous rendons un petit hommage à ce discours. 

Vous dites que c’est un reboot… La série n’était-elle présentée comme un prequel

Elle n’a jamais été imaginée comme un prequel. C’est plutôt un récit moderne des origines de Bryan Mills. Mais je le vois comme un reboot, comme Mission: Impossible, une série des années 1960 qui a été recommencée avec Tom Cruise au cinéma. Ou James Bond. Nous aimerions faire de même avec Bryan Mills. Si cette série est un succès, peut-être qu’un autre acteur jouera Bryan Mills dans quelques années. Je ne pense pas que je vais le jouer jusqu’à mes 60 ans! 

Est-ce que vous aimez les films d’actions? 

S’ils sont authentiques et honnêtes, oui. Sinon je m’ennuie. Certains acteurs de ces films sont formidables par ailleurs. Jason Statham est un incroyable athlète. Mais ce n’est pas le genre de films que je préfère. C’est un fantasme. Ces gens n’existent pas. Les gens ne peuvent pas frapper des méchants comme des ninjas. Si vous étiez en face d'une mitraillette ce serait brutal. Ce n’est pas sympa. Vous seriez en train de briser des nuques. C’est ce qui m’intéresse de montrer à l’écran. Je ne pense pas que l’on devrait embellir ces situations. Ça ne me dérange pas dans un monde fantastique avec des elfes et des orques, mais dans la vraie vie... 

Retrouvez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter