Véronique Sanson, soignée pour un cancer, annonce son retour sur scène pour avril

La chanteuse, qui avait annoncé en septembre dernier  être atteinte d'un cancer à la gorge, se produira le 24 avril prochain au Palais des Sports de Paris, jour de ses 70 ans.
Véronique Sanson face à Laurent Delahousse
Véronique Sanson face à Laurent Delahousse Capture d'écran France 2

Véronique Sanson, qui soigne une tumeur à l'amygdale, se veut rassurante sur son état de santé. Dans une interview accordée à Laurent Delahousse dans 20h30 le dimanche sur France 2, elle a annoncé son retour sur scène pour avril, ses cordes vocales étant "nickel".

Apparue fatiguée par le traitement par radiothérapie qu'elle a suivi depuis le mois de septembre, mais très déterminée face au journaliste, la chanteuse a assuré qu'elle se produira le 24 avril au Palais des Sports de Paris, jour où elle fêtera ses 70 ans.

Deux jours plus tard, elle chantera une deuxième fois dans cette salle, "où j'ai été la première femme à y donner un concert", a-t-elle précisé. Au total ce sont dix représentations qui attendent Véronique Sanson en avril et mai en France et en Belgique, a annoncé son producteur Gilbert Coullier dans un communiqué. 

"C'est une question de temps"

Le 11 septembre, Véronique Sanson avait annoncé être atteinte d'un cancer à la gorge, ce qui l'avait contrainte à annuler onze concerts prévus en novembre et décembre.

Au cours de l'interview de France 2, enregistrée jeudi à son domicile en banlieue parisienne, l'artiste a admis la nécessité d'encore "se reposer". "On ne peut pas faire autrement, parce qu'il y a des moments où descendre un étage, c'est crevant."

"Ca va mieux mais, ce n'est pas fini", a-t-elle dit à propos de sa guérison. "C'est en bonne voie. Je croise les doigts, je suis encore fatiguée, mais je vais reprendre. Je ne suis pas à mon top, mais c'est une question de temps".

"Mes cordes vocales sont nickel"

Elle s'est surtout voulue rassurante quant à sa voix, qu'elle a cru perdre lorsqu'elle a appris l'existence de cette tumeur à une amygdale. 

"C'est la première chose qui m'a assise par terre parce que je me suis dit, si ça se trouve, je ne pourrai jamais retrouver ma voix", a reconnu l'auteur-compositrice-interprète de Vancouver. "Mais mes cordes vocales sont nickel. C'est toute la périphérie qui n'est pas encore en très bon état", a-t-elle insisté, précisant que le traitement qu'elle a subi lui a causé une perte du goût.

"Tous les matins, on se réveille en oubliant qu'on a perdu le goût et on se dit 'tiens on va manger son croissant'. Mais c'est zéro, on a l'impression de manger un bout de tissu et d'avaler du papier froissé", a-t-elle expliqué.

Au printemps, c'est surtout le goût de la scène qui la fera revenir au premier plan. Elle y chantera les titres de son quinzième album studio Dignes, dingues, donc... et peut-être même quelques uns avec celles et ceux qui l'ont accompagnée sur son dernier opus Duos volatils, sorti à la rentrée.