Vaccins: aluminium, autisme... La vidéo éclairante d'un médecin contre les rumeurs

S'il reconnaît la défiance croissante de ses patients envers les vaccins, Baptiste Beaulieu tente de démonter les différents fantasmes qui leur collent à la peau.
Aujourd'hui seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires: diphtérie, tétanos et poliomyélite. AFP/Mustafa Ozer

L'annonce par Edouard Philippe du projet du gouvernement de rendre certains vaccins pour la petite enfance obligatoires a réveillé la controverse entre pro et anti-vaccination. Alors que plus d'un Français sur deux se dit opposé à cette mesure selon un récent sondage, certains médecins tentent de faire preuve de pédagogie pour convaincre les sceptiques des dangers de la non-vaccination et démonter les fantasmes.

C'est le cas de Baptiste Beaulieu, médecin, mais également blogueur et écrivain, qui a posté sur son compte Facebook une vidéo, déjà visionnée plus de 100 000 fois, à laquelle il adjoint une importante liste de sources.

S'il veut convaincre, Baptiste Beaulieu le reconnaît pourtant d'entrée. "Mes patients et mes patientes se posent des questions sur les vaccins. J'ai deux nièces et un neveu que j'adore: je me pose aussi des questions sur les vaccins".

Il aborde les vaccins polémiques

Le médecin aborde aborde un par un les cas de vaccins qui ont fait polémique. En quelques mots, il démonte les études ayant prétendument établi un lien entre certains vaccins et des cas de sclérose en plaques et d'autisme.

Concernant la présence d'adjuvants à base d'aluminium dans certains vaccins, Beaulieu remarque que la réponse strictement médicale ne marche pas. "Dire que, sans lui, la réaction immunitaire se fait beaucoup moins bien, ne suffit pas à rassurer les gens", explique-t-il, optant alors pour une approche plus pragmatique.

"Si je vous disais que les quantités d'aluminium apportées par les vaccins sont faibles (jamais plus de 0,85 mg) par rapport aux apports quotidiens dans l'organisme: nous en mettons 3 à 5 mg dans notre corps chaque jour en buvant et en mangeant. Et 90 ans d'études scientifiques ont prouvé l'innocuité totale de ce métal sur l'organisme".

"Sans vaccin, les labos feraient beaucoup plus de profits"

Il tente également de tordre le cou à la rumeur selon laquelle les laboratoires pharmaceutiques auraient intérêt financièrement à la vaccination massive. "Les laboratoires fournissent les vaccins mais aussi le matériel médical -comme les antibiotiques- qui est distribué dans les hôpitaux", souligne-t-il, arguant queles laboratoires feraient beaucoup plus de profits si on ne se faisait pas vacciner. "Par exemple, un vaccin contre la méningite c'est 50 euros alors qu'une hospitalisation pour une méningite c'est au moins entre 8000 et 10 000 euros", décrit le médecin.

Enfin, Baptiste Beaulieu rappelle l'importance pour la collectivité de la vaccination. "Les vaccins ne sont efficaces que si beaucoup de gens sont vaccinés et donc ralentissent la propagation du virus au sein de la population. Cette décision de ne pas me vacciner n'impacte pas que moi mais la société toute entière", explique-t-il avant d'ajouter: "Un enfant mineur n'a pas à pâtir des décisions arbitraires et des fausses croyances de ses parents".

Actuellement, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires. Ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Le principal objectif du gouvernement est de mettre fin à la baisse de la couverture vaccinale qui a notamment permis la réapparition de la rougeole.