Tuberculose, Trump, popularité Macron-Philippe... Le point sur l'actu

Le décès d'un enfant entraîne un dépistage dans la Vienne, le président américain parle de "chasse aux sorcières", un premier sondage: voici l'essentiel de l'actualité.
Édouard Philippe et Emmanuel Macron (ici, le 1er février 2016 à Saint-Nazaire) peinent déjà à gagner la confiance des Français selon une enquête Elabe réalisée pour Les Echos et Radio Classique. AFP

Tuberculose: vaste dépistage dans la Vienne après un décès

Un enfant mort de la tuberculose et d'importantes mesures de dépistage. Selon l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, un enfant de cinq ans a succombé le 25 avril à la suite "d'une méningoencéphalite d'origine tuberculeuse" au sein du service de pédiatrie du CHU de Poitiers. La tuberculose, responsable de ce décès, n'a pu être détectée plus tôt. "Pendant toute la durée de sa prise en charge, ses examens de thorax et prélèvements bronchiques s'étaient révélés normaux", a précisé l'ARS, dans un communiqué.

Son décès entraîne la mise en place de mesures de dépistage au sein de l'école maternelle de Smarves, où il était scolarisé. Les élèves fréquentant l'établissement, ainsi que ceux accueillis à la garderie et à la cantine, sont concernés. Deux cas suspects ont été détectés, ont annoncé ce mercredi les autorités sanitaires. "Deux enfants ont été hospitalisés pour suspicion de tuberculose. Leur état de santé n'est pas préoccupant", précise encore l'ARS qui n'a pas précisé l'origine de l'infection. "Une cellule d'écoute et d'accueil" pour les parents, composée de médecins, infirmières, psychologue et inspecteur d'académie a été mise en place.

Collusion avec la Russie: "chasse aux sorcières" pour Trump

Encore une sortie qui fait des gorges chaudes, une de plus. Le président des Etats-Unis Donald Trump s'est posé jeudi en victime d'une chasse aux sorcières sans précédent, au lendemain de la nomination d'un procureur spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle. "C'est la plus grande chasse aux sorcières visant un politicien de l'histoire américaine!", a-t-il lancé sur Twitter, évoquant cette nomination qui a pris par surprise la Maison Blanche où une extrême tension est palpable depuis plusieurs jours. Accusant la campagne d'Hillary Clinton et la présidence de Barack Obama "d'actes illégaux", il s'est indigné qu'aucun procureur spécial n'ait jamais été nommé pour les examiner.

A la veille de son départ pour son premier voyage à l'étranger, qui le mènera, dans cinq pays en huit jours seulement, le 45e président américain sait qu'il est dans une position très inconfortable. Il sait aussi que l'affaire russe continuera à faire la une des médias américains dans les semaines et les mois à venir. La nomination de Robert Mueller, directeur du FBI de 2001 à 2013 au poste de procureur spécial, vise à isoler les investigations du pouvoir politique. Ce dernier est chargé d'enquêter sur "tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump", mais aussi "tout sujet" découlant de ces investigations.

Sondage: le duo Macron-Philippe privé d'état de grâce

Les deux têtes de l'exécutif ont tout à prouver aux yeux des Français. Selon une enquête Elabe, publiée ce jeudi et réalisée pour Les Echos et Radio Classique, 45% des personnes interrogées déclarent faire confiance au nouveau chef de l'Etat. Il s'agit d'une cote inférieure à celle de tous ses prédécesseurs à l'orée de leur mandat. En 2012, François Hollande, avait débuté son quinquennat avec 58% de taux d'approbation. Ce chiffre était de 59% pour Nicolas Sarkozy en 2007 et de 61% pour Jacques Chirac en 1995.

Édouard Philippe connaît une situation analogue. Selon l'enquête, 36% des sondés accordent leur confiance au nouveau Premier ministre. Ce dernier souffre néanmoins d'un déficit d'image: si 43% des personnes interrogées déclarent ne pas lui faire confiance, 21% se disent "sans opinion", ce qui reflète ce déficit de notoriété. Dans le partage des profils d'électeurs interrogés, 92% de ceux ayant voté pour Emmanuel Macron lui font confiance, tout comme 52% des électeurs de Benoît Hamon et 49% de l'électorat de François Fillon.