Accusé de viol par une journaliste, Donald Trump dément

"Elle ment complètement." C’est ainsi que Donald Trump a répondu ce lundi 24 juin, dans une interview auprès du site américain The Hill, à l’accusation de viol portée par E. Jean Carroll à son encontre.

chapo BFMTV

Trois jours après la publication du témoignage choc de la journaliste de 75 ans, le président américain se défend en réfutant de but en blanc ses propos. Dans un entretien exclusif accordé à The Hill ce lundi, il affirme en effet "ne rien savoir de cette femme" après avoir déclaré : "Je vais le dire avec grand respect. Premièrement, ce n'est pas mon genre de femme. Deuxièmement, ce n'est jamais arrivé." E. Jean Carroll, éditorialiste réputée écrivant notamment pour la version américaine de Elle, a réagi sur CNN aux dires du 45e président des États-Unis en ironisant : "J’adore le fait que je ne sois pas son genre."

C’est dans un article qui a fait la Une du New York Magazine, vendredi dernier, qu’elle revient sur sa rencontre fortuite, entre fin 1995 et début 1996, avec le "fameux magnat de l’immobilier" dans le magasin new-yorkais Bergdorf Goodman. Une rencontre d’abord plutôt amicale, puisqu’elle aurait accepté de le conseiller pour un cadeau destiné à une jeune femme, qui aurait toutefois tourné au cauchemar à l’approche des cabines d’essayage. Plaquée de force contre le mur, les collants arrachés, elle raconte qu’il lui aurait  "pressé les doigts autour de (ses) parties intimes, poussant son pénis à moitié – ou entièrement (elle n’est) pas sûre – en (elle)".

"Je n’ai jamais rencontré cette personne de ma vie"

Si E. Jean Carroll est sortie de son silence, plus de 20 ans après les faits, c’est qu’elle s’apprête à publier un ouvrage autobiographique (What Do We Need Men For ? A Modest Proposal) dans lequel elle mentionne ce viol parmi six agressions sexuelles qu’elle aurait subies au cours de sa vie. Juste après la publication du New York Magazine, Donald Trump avait affirmé n’avoir "jamais rencontré cette personne de (sa) vie". "Elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations", a par ailleurs estimé le président américain d’après l’AFP, avant d’ajouter : "Cela devrait être vendu au rayon fiction." L'accusation, qui intervient seulement quelques jours après le lancement officiel de la campagne présidentielle du chef d'État, s'ajoute à une quinzaine d'autres qu'il a toujours niées.

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