Quelles pistes pour rendre le permis de conduire moins cher ?

Alors que les auto-écoles protestent ardemment contre une quelconque réforme du permis, une députée LaREM, Françoise Dumas, dévoile ce mardi 12 février un rapport contenant 23 propositions pour rendre le permis de conduire plus accessible.
Quelles pistes pour rendre le permis de conduire moins cher ?
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Combien cela coûte-t-il de passer son permis de conduire en France ? 1 800 euros, en moyenne. Rien que ça. Face à un coût qui ne cesse de grimper, la députée du Gard Françoise Dumas a élaboré un rapport qui propose un certain nombre de mesures pour rendre le permis de conduire plus accessible et surtout moins cher. Voici les six pistes principales que nous avons relevé dans ce rapport.

Le passer pendant le Service national universel

Et si le permis était gratuit ? C'est du moins ce que propose ce rapport, mais pas sous n'importe quelles conditions. Les personnes nées avant les années 80 s'en souviennent probablement. Dans le cadre de leur service militaire, il leur était possible de passer le permis de conduire. Emmanuel Macron entend remettre ce concept à l'ordre du jour, mais cette fois, les jeunes auraient l'opportunité de le passer lors de leur Service national universel (SNU). Bien entendu, Françoise Dumas préconise que dans cette hypothèse, le permis serait gratuit.

Pour rappel, le SNU est une nouvelle forme de service militaire envisagée par Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer et Gabriel Attal. Conçu sous le format d'un service civique/civil d'une durée d'un mois pour les jeunes de 16 ans, il est actuellement en cours d'élaboration et ses contours demeurent très flous.

Le permis dès 17 ans

Et si le permis se passait plus jeune ? S'il est pour l'instant possible de commencer l'apprentissage de la conduite à partir de 15 ans, cela ne peut se faire qu'en conduite accompagnée. Le candidat ne pourra cependant se présenter aux épreuves pratiques du permis de conduire qu'à partir de 17 ans et demi et ne conduire seul qu'à partir de 18 ans. La conduite accompagnée débouche sur un taux de réussite avoisinant les 75%, pour un taux de réussite global d'environ 57%.

Françoise Dumas propose, dans son rapport, "d'expertiser l'abaissement à 17 ans de la limite d'âge pour la délivrance d'un permis B, valable uniquement sur le territoire national". Pour les jeunes ayant effectué un apprentissage par la conduite accompagnée. Toutefois, l'obtention du permis à un tel âge pourrait être "assortie de conditions limitatives" comme une interdiction de conduire la nuit par exemple.

Un plus grand recours aux simulateurs

La solution serait-elle celle des simulateurs de conduite ? C'est ce que proposaient hier les syndicats d'auto-école, et c'est ce que préconise le rapport parlementaire aujourd'hui. Françoise Dumas entend promouvoir cette méthode qui permettrait de mieux appréhender les situations à risque sur écran comme la conduite de nuit, le freinage d'urgence, les temps de pluie ou de neige. La députée du Gard propose ainsi "d’augmenter le nombre d’heures d’apprentissage sur simulateur à dix heures", justifiant que "les études menées par la société qui commercialise les simulateurs met en avant un meilleur taux de réussite à l’examen théorique (+ 7 %) et à l’examen pratique (+ 22 %)"

Elle argue également du fait qu'une leçon sur simulateur est moins coûteuse qu'une heure de conduite traditionnelle dans une vraie voiture avec un moniteur. Cela permettrait ainsi de réduire les tarifs des formations et les auto-écoles s'équipant d'un tel dispositif pourraient bénéficier d'avantages fiscaux.

Une plus grande transparence des tarifs

Le permis coûte en moyenne 1 800 euros, ce n'est généralement pas le tarif auquel on souscrit au commencement de la formation et il est parfois complexe d'appréhender l'exactitude du montant final. "Certains candidats affirment qu’ils ne comptent plus les sommes dépensées pour obtenir leur permis", affirme le rapport, qui va même jusqu'à parler de "trou noir" s'agissant des tarifs. Françoise Dumas propose donc l'élaboration d'un "contrat type" qui prévoirait "le prix de l’intégralité des prestations possibles, le recours ou non à un simulateur, etc".

Une facilité d'accès aux aides financières

Si le premier "trou noir" concerne le montant de l'addition à la fin, le second est relatif aux aides financières. Il existe de nombreuses manières, en fonction de votre situation, d'obtenir des financements pour vous aider à payer le montant extrêmement dispendieux. Mais vous l'ignorez et vous payez tout de votre poche. Le rapport propose donc une facilité d'accès aux aides financières. L'objectif serait donc de créer "un portail Internet permettant au candidat d’accéder facilement aux aides au financement du permis de conduire". Chaque région devrait alors posséder un guichet numérique où les futurs conducteurs pourront déposer leurs demandes avec facilité.

La démocratisation de l'inscription en ligne

Enfin, dans son rapport, Françoise Dumas entend mettre un terme à l'enfer des inscriptions aux différentes épreuves. Pour faire gagner du temps aux candidats, un portail national en ligne devrait être créé pour s'inscrire gratuitement aux épreuves théoriques et pratiques. Cela permettrait également de "connaître le niveau de prestations offertes par chaque auto-école […] et d’accéder aux taux de réussite des écoles de conduite aux épreuves pratiques", précise le rapport.


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