Procès Rançon: en pleine audience, les frères d'une victime se jettent sur l'accusé

Septième journée d'audience tendue au procès du "tueur de Perpignan". Les deux frères de Marie-Hélène Gonzalez, tuée et atrocement mutilée par Rançon en 1998, se sont jetés sur le box en verre où se trouvait l'accusé. 
RAYMOND ROIG / AFP

Deux frères d'une victime de Jacques Rançon, le "tueur de la gare de Perpignan", ont tenté mercredi de s'en prendre à l'accusé, jugé devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales.

Alors que le président de la cour d'assises avait annoncé la suspension de l'audience mercredi en milieu de journée, les deux frères de Marie-Hélène Gonzalez, présents sur le banc des parties civiles depuis l'ouverture des débats, se sont précipités à la surprise générale vers le box entièrement vitré de l'accusé.

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L'un d'eux a passé la main à travers une ouverture et a tenté de saisir l'accusé par le cou, avant d'être ceinturé par les policiers. A l'intérieur du box, trois autres policiers ont protégé Jacques Rançon. 

"Ils se sont précipités sur le box pour tenter de l'attraper à travers les vitres, a reconnu Me Etienne Nicoleau, avocat des parties civiles, au micro de BFMTV. Ils ont eu une réaction humaine, épidermique. On peut comprendre. C'était leur sœur, ils ont revécu le calvaire de Marie-Hélène."

La salle a dû être évacuée par les gendarmes. L'audience a repris en début d'après-midi, avec une protection policière renforcée autour du suspect. L'un des deux frères a été autorisé à re-rentrer dans la salle, l'autre ne veut plus assister aux débats.

Interpellé 17 ans après les faits

Mercredi matin, la cour s'est penchée sur le meurtre et le viol en juin 1998 de Marie-Hélène, 22 ans, retrouvée décapitée, amputée des mains, les parties génitales découpées.  

Originaire d'un milieu miséreux de Picardie, Jacques Rançon, ancien cariste-magasinier de 58 ans, est jugé depuis le 5 mars pour avoir violé, tué et atrocement mutilé deux femmes. Il lui est aussi reproché d'avoir tenté de violer une autre femme et d'en avoir laissé une quatrième pour morte.

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Son interpellation avait été réalisée près de 17 ans après les faits, son profil ADN étant ressorti grâce à un nouveau logiciel installé sur le fichier national des empreintes génétiques. Le verdict est attendu le 26 mars.