Procès Balkany : pour son avocat, "il va prendre une raclée fiscale"

Sept ans de prison ferme et dix ans d'inéligibilité ont été requis à l'encontre de Patrick Balkany.
Procès Balkany : pour son avocat, "il va prendre une raclée fiscale"
Sept ans de prison ferme et dix ans d'inéligibilité ont été requis à l'encontre de Patrick Balkany. BFMTV

La saga Balkany est en passe de se terminer. Ce jeudi 13 juin 2019, à l'issue d'un procès pour le moins haut en couleur, les réquisitions du Parquet national financier étaient rudes. Le PNF a requis 7 ans de prison ferme et 10 ans d'inéligibilité à l'encontre de Patrick Balkany, maire LR de Levallois-Perret pour "blanchiment habituel de fraude fiscale aggravée", "corruption passive" et "prise illégale d'intérêts"

Sa femme, Isabelle Balkany, première adjointe à la mairie, n'est pas épargnée non-plus. Pas de traitement de faveur lié à son hospitalisation récente. Le PNF a requis à son encontre une peine de quatre ans de prison avec sursis, et 500 000 euros d'amende, allant jusqu'à dire que cette dernière a "reconnu une faute" dans une lettre lue à l'audience par son avocat consécutivement à sa tentative de suicide début mai.

Le PNF a réclamé une peine à la hauteur de la gravité des faits présumés, à savoir la dissimulation de 13 millions d'euros d'avoirs au fisc de 2007 à 2014.

Son avocat est ulcéré

Défendu devant le juge par Me Éric Dupond-Moretti, l'avocat s'est trouvé ulcéré et étourdi par le réquisitoire du parquet. "Il va prendre une raclée fiscale. Il est ruiné et tout le monde le sait, parce que c'est une réalité. [...] La justice au pied du mur de l'exemple a ses limites. On va redire les choses clairement, quatre ans pour avoir fraudé c'est déjà incroyable en termes de jurisprudence et sept ans [...] on requiert aujourd'hui contre lui ce que parfois on ne requiert pas dans les crimes de sang", a-t-il ainsi fulminé, rapporte RTL.

Mais ces grognements n'ont pas fait vibrer les procureurs qui ne se sont pas laisser intimider par les prises de parole intempestives de l'avocat. Pendant un réquisitoire de trois heures, ils ont démontré l'imposante magouille montée par les Balkany, quitte à ironiser par moments sur le riad de Marrakech, la "villa fantôme qui n'appartient à personne". Étonnant...

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