Perturbateurs endocriniens, cellule islamiste, Venezuela... Le point sur l'actu

Une étude inquiétante, le procès du groupe de Cannes-Torcy vient de s'ouvrir, trois morts dans des manifestations anti-Maduro: voici l'essentiel de l'actualité ce jeudi matin.
Des milliers d'opposants ont défilé mercredi à Caracas pour demander le départ du président Nicola Maduro. REUTERS

Perturbateurs endocriniens: une étude suscite des inquiétudes

Bisphénol A, phtalates, pesticides... Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens ont été retrouvées dans les cheveux d'enfants de 10 à 15 ans, selon une étude publiée mercredi par 60 Millions de consommateurs. L'association a fait analyser par un laboratoire indépendant des mèches de cheveux d'un panel de 43 enfants, habitant "sur tout le territoire" français. Le but: rechercher 254 substances "répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés". Les résultats montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants: 23 à 54 molécules ont été repérées selon les enfants (34 en moyenne).

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires...), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies. Des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) ont été retrouvés chez une partie des enfants. Le bisphénol A n'a été détecté que dans 20% des échantillons. En revanche, le bisphénol S, utilisé en substitution, était présent dans 98% des échantillons. Une "mauvaise nouvelle": il est "fortement suspecté" d'avoir les mêmes effets sur la santé que son prédécesseur.

Filière djihadiste de Cannes-Torcy: le procès vient de débuter

Ils sont suspectés d'être liés à l'attaque d'une épicerie casher à Sarcelles en 2012, mais aussi à des projets d'attaques contre des militaires et de départs en Syrie: le procès de vingt hommes, suspectés d'appartenir à la filière djihadiste dite de Cannes-Torcy, s'est ouvert jeudi matin devant la cour d'assises spéciale de Paris. Trois ans avant les attentats de Paris de 2015, cette cellule avait été décrite par les services antiterroristes comme la plus dangereuse démantelée en France depuis les attaques du GIA algérien dans les années 1990.

Vingt hommes, âgés de 23 à 33 ans, originaires de Torcy (Seine-et-Marne) et Cannes (Alpes-Maritimes), sont poursuivis devant la cour d'assises spéciale, chargée de juger les crimes terroristes et uniquement composée de magistrats professionnels. Dix sont en détention provisoire, sept sont libres sous contrôle judiciaire et trois sont visés par un mandat d'arrêt - un en fuite et deux soupçonnées d'être en Syrie. Pour Joseph Breham, avocat d'un des accusés, "ce n'est pas du tout un réseau, c'est une bande de potes, une bande de vieilles connaissances dont certains ont déconné". Cinquante-trois jours d'audience sont prévus, jusqu'au 7 juillet. La plupart des accusés encourent entre 30 ans de réclusion et la perpétuité.

Venezuela: trois morts dans des rassemblements anti-Maduro

Trois personnes ont été tuées, une trentaine arrêtées, mais l'opposition vénézuélienne refuse de reculer. Les opposants au président Nicolas Maduro ont appelé ce jeudi matin à de nouvelles manifestations contre le chef de l'Etat du Venezuela, au lendemain de vastes rassemblements dans de nombreuses villes du pays. Mercredi, un adolescent de 17 ans et une jeune femme de 23 ans ont été tués, respectivement à Caracas et San Cristobal (ouest, à la frontière avec la Colombie) par les tirs d'inconnus cagoulés à moto, selon le parquet. Parallèlement, un militaire a été tué par des manifestants dans la périphérie de Caracas, a affirmé l'un des principaux responsables du pouvoir, Diosdado Cabello.

En trois semaines, huit personnes ont été tuées et plus de 500 arrêtées en trois semaines, selon l'ONG Foro Penal, dans ce pays qui vit une grave crise politique et économique. L'opposition, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, veut obtenir le départ anticipé du président socialiste. Le gouvernement de Nicola Maduro a, de son côté, dénoncé "l'interventionnisme" des Etats-Unis, après des déclarations du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson affirmant que le pouvoir vénézuélien "viole sa propre Constitution". Ce dernier s'est également dit "préoccupé" par la situation dans ce pays.