Homme abattu à Orly: perquisition en cours à son domicile, son père et son frère en garde à vue

Wikimedia Commons / Lionel Allorge

L'individu a tiré ce samedi 18 mars sur des policiers lors d'un contrôle routier à Stains (Seine-Saint-Denis), puis a tenté de s'emparer à l'aéroport d'Orly de l'arme d'un militaire avant d'être abattu.

Une perquisition était en cours ce samedi 18 mars en début d'après-midi à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) au domicile de l'homme abattu quelques heures plus tôt à l'aéroport d'Orly, après avoir attaqué une militaire de l'opération Sentinelle, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête. Son père et son frère ont été placés en garde à vue.

L'homme est un Français de 39 ans, connu pour des faits de droit commun. Il est fiché "J" au Fichier des personnes recherchées (FPR), c'est-à-dire qu'il était recherché par la police judiciaire. Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.

"Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui "n'avait rien donné", a précisé une source policière. Il était actuellement sous contrôle judiciaire pour un vol à main armé, d'après une autre source proche de l'enquête

Cet homme est soupçonné d'avoir "ouvert le feu" lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) à proximité de Stains (Seine-Saint-Denis) vers 7H00, blessant légèrement un policier. Il a ensuite été "repéré" à Vitry-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) pour un "car jacking", avant de se rendre à Orly, a détaillé le ministre, lors d'un point presse à l'aéroport.

Il n'y a pas eu de blessé à Orly

Vers 08H30 dans le hall 1 de l'aéroport d'Orly-Sud "un homme a dérobé une arme à un militaire de Sentinelle puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport à proximité avant d'être abattu par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. Il n'y a pas de blessé, a-t-on précisé de même source. 

L'homme abattu n'était pas porteur d'explosifs, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. "L'opération de déminage est terminée. Il n'y a pas de présence d'explosifs. Le travail de ratissage du terminal se poursuit", a-t-il ajouté.

Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les militaires sont "fortement choqués"

Les faits se sont produits au premier étage du terminal sud dans la zone publique juste avant les contrôles.Cette attaque intervient un mois et demi après celle contre des militaires au musée du Louvre à Paris commise par un homme qui a été grièvement blessé, et moins d'un an après l'attaque de l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016 (32 morts et plus de 300 blessés). "Fortement choqués", les trois militaires de l'opération Sentinelle visés à Orly samedi ont été pris en charge par les secours, selon des sources policières.

Le terminal Ouest de l'aéroport d'Orly, où le trafic était interrompu depuis l'agression, a rouvert ses portes ce midi. Le trafic va reprendre progressivement. Celui d'Orly Sud, où a eu lieu l'attaque, reste pour sa part partiellement fermé, a annoncé à l'AFP Aéroports de Paris.

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