Paris: une voiture percute un fourgon de gendarmerie et explose sur les Champs-Elysées

Un incident s'est déroulé sur les Champs-Elysées à Paris ce lundi 19 juin. Une voiture a percuté un fourgon de gendarmerie et a pris feu au moment de l'impact. L'acte volontaire est privilégié car une arme a été retrouvée sur le conducteur qui est décédé.
Thomas SAMSON / AFP

Un incident est intervenu sur l'avenue des Champs-Elysées ce lundi 19 juin à Paris. Un homme a percuté en voiture un fourgon de la gendarmerie, sans faire de blessés. La voiture a explosé au moment de l'impact et une arme a été retrouvée sur le conducteur qui, un temps annoncé dans un état grave, est décédé comme l'a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

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La thèse d'un acte volontaire est privilégiée car cet homme est fiché S et une kalachnikov a été retrouvé dans le véhicule, une voiture blanche type berline qui paraît abandonnée au milieu de la chaussée en bas de l'avenue, au niveau du rond-point des Champs-Elysées. L'embrasement du véhicule a été causé par une bonbonne de gaz, selon les informations de BFMTV. 

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Des dernières opérations de déminage sont en cours pour s'assurer que le secteur est sécurisé. La préfecture de police a demandé sur les réseaux sociaux d'éviter la zone, et trente minutes plus tard, a indiqué que la situation était maîtrisée et qu'il n'y avait aucun blessé parmi les forces de l'ordre ou le public. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance.

L'attaque a eu lieu à deux pas du square Marigny, un important dispositif policier a été déployé sur place : circulation bloquée sur l'avenue, la station Champs-Elysées-Clemenceau a été fermée.

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Il pourrait s'agir du deuxième attentat depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Une fois encore, les forces de l'ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblématique de la capitale française.

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà être le théâtre d'un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. Un message manuscrit "défendant la cause de Daech" avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l'attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

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Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe jihadiste EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou. L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié "c'est pour la Syrie" au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.

Depuis janvier 2015, la France a basculé dans l'ère de la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l'ordre.


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