Parcoursup: le calendrier resserré pour réduire le stress

Les lycéens devraient être informés plus tôt cette année de leurs possibilités d'orientation.
Le système Parcoursup était accusé en 2018 de provoquer du stress chez les élèves en attente d'une affectation. afp.com/FREDERICK FLORIN

Moins de stress cette année ? Les lycéens de Terminale voulant entamer des études supérieures pourront s'inscrire dans quelques jours sur Parcoursup, inaugurée l'an dernier. La nouvelle version de la plateforme d'admission post-bac a connu quelques modifications, visant surtout à réduire l'attente des candidats. Le calendrier a notamment été resserré.

La plateforme sera ouverte aux inscriptions le 22 janvier. Les jeunes auront jusqu'au 14 mars pour formuler leurs voeux - dix au maximum, avec la possibilité de sous-voeux -, avec finalisation des dossiers possible jusqu'au 3 avril. Un calendrier semblable à l'an dernier.

La phase des réponses données par les établissements, suivies de celles des candidats, est en revanche bien plus courte qu'en 2018, puisqu'elle s'étale du 15 mai au 19 juillet, contre jusque fin août l'an dernier. Les délais de réponse des candidats ont été réduits : du 15 au 19 mai, ils auront cinq jours pour répondre, puis seulement trois jours à partir du 20 mai. L'an dernier, ils avaient une semaine, jusqu'au 26 juin. Ce raccourcissement devrait permettre d'accélérer les files d'attente.

Incertitude estivale

De quoi apaiser les critiques du nouveau système ? Celui-ci a été très critiqué pour avoir généré stress et angoisse chez les jeunes, dont beaucoup découvraient avec stupéfaction être 2000 ou 3000e sur liste d'attente pour des filières non sélectives.

Et les lycéens ou étudiants en réorientation, qui eux aussi doivent s'inscrire sur la plateforme s'ils souhaitent changer d'école ou d'université, consultaient tous les matins leur compte pour savoir si leur rang avait avancé, ou s'ils étaient acceptés dans une filière de leur choix. Une incertitude qui s'est prolongée pour certains jusqu'à la fin août.

La lenteur du processus avait aussi posé des difficultés d'organisation aux universités et surtout aux lycées, qui pour certains ne connaissaient pas la liste définitive de leurs classes de BTS et de classes prépa à quelques jours de la rentrée.

La non-hiérarchisation des voeux conservée

Autre nouveauté destinée à diminuer le stress des jeunes : chaque formation portera le rang d'attente du dernier accepté l'an dernier, afin que le candidat puisse estimer ses chances d'être pris.

En revanche, Parcoursup 2019 conserve une de ses principales caractéristiques, qui la différencie de son prédécesseur APB : les candidats inscrivent leurs voeux mais ne les classent pas, une mesure qui selon la ministre Frédérique Vidal permet d'éviter l'autocensure dans l'expression des choix. Une partie des opposants à Parcoursup, dont un syndicat des enseignants du supérieur, le Snesup-FSU, et des économistes, prônaient le retour à une hiérarchisation des voeux.

Parmi les nouveautés du dispositif figure également la proposition d'entretiens individuels et collectifs aux candidats qui n'ont reçu que des réponses négatives - et n'avaient donc candidaté qu'à des filières sélectives, à savoir BTS, IUT ou prépas - à partir de la mi-mai. Cela afin de les aider à définir un nouveau projet d'orientation. Autres ajouts : des contacts d'"étudiants ambassadeurs" dans des filières d'université ou des écoles, le contact d'un référent handicap pour chaque formation, la possibilité pour les candidats de remplir une rubrique "activités et centres d'intérêt", etc.

14 000 formations présentes

La plateforme est consultable depuis le 20 décembre et les jeunes peuvent d'ores et déjà s'informer sur les formations qui les intéressent, les compétences requises, les débouchés professionnels...

L'an dernier, quelque 812 000 jeunes s'y étaient inscrits. Le nombre de formations présentes sur la plateforme atteint cette année 14 000 (publiques et privées pourvu qu'elles soient reconnues par l'Etat), avec l'arrivée des instituts de formation des soins infirmiers (IFSI) et les instituts du travail social (IRTS). En 2020, toutes les formations, y compris les Sciences-Po et l'université Paris-Dauphine par exemple, devront être présentes sur la plateforme, afin que les jeunes aient accès facilement à une information complète.