Les étiquettes de soupe, trompeuses ?

Ce jeudi, l’ONG Foodwatch a lancé sa campagne "Arnaque sur l’étiquette" pour dénoncer la qualité des ingrédients de certaines soupes en brique.

Les étiquettes de soupe trompeuses ?
Ce jeudi, l’ONG Foodwatch a lancé sa campagne « Arnaque sur l’étiquette » pour dénoncer la qualité des ingrédients de certaines soupes en brique. Nicholas Hunt / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les soupes toutes prêtes sont-elles vraiment honnêtes sur ce qu’elles contiennent réellement ? Pour Foodwatch, pas vraiment. Dans sa nouvelle campagne "Arnaque sur l’étiquette", l’Organisation Non-Gouvernementale vise cinq marques (Liebig, Léa Nature, La Potagère, Tanoshi et Knorr) dont les emballages n’afficheraient pas l’intégralité de la vérité.

En cause ? Une recette alléchante inscrite en grandes lettres sur l’avant de la brique, et une composition complètement différente au dos.

On peut par exemple trouver une soupe "Poule vermicelles", qui ne contiendra pas de réels morceaux de poule, mais plutôt des dérivés de graisse et du bouillon de poule. Pas vraiment ce qui était annoncé sur la façade.


Autre exemple, de la "Bisque de homard" dont l’ingrédient principal annoncé n’est représenté qu’à hauteur de 12% dans le mélange final, dans les mêmes proportions que d’autres crustacés, qui eux ne sont pas mis en avant.

Excédée par ces mentions qui ne sont pas le reflet exact de la réalité, l’ONG Foodwatch a donc demandé à ces cinq grandes marques et à Unilever France la modification des noms de ces soupes, pour qu’elles soient en adéquation avec les ingrédients réellement utilisés.

Le problème, c’est que cette pratique n’a rien d’illégale. "Des réglementations laxistes ou inexistantes en France et en Europe, ainsi que le laisser-faire des responsables politiques favorisent ce contexte où l’opacité et l’impunité sont les maître-mots", regrette l’ONG en colère.

Mais le combat n’est pas perdu. L’ONG avait déjà épinglé Gervais et ses yaourts pour enfants "Danonino" dont les emballages montraient des fruits alors que le produit n’en contenait aucun. "Suite à notre mobilisation, l'entreprise a réagi en modifiant l'emballage de Danonino ainsi que sa recette, qui contient désormais 6% de fruits", explique-t-elle. Reste à savoir si les grandes marques de soupe réagiront de la même manière à l’interpellation.