Le journaliste Loup Bureau est de retour en France

Expulsé de Turquie après avoir été détenu 51 jours, le journaliste Loup Bureau est arrivé en France ce dimanche.
LOIC VENANCE / AFP

L'avion transportant le journaliste Loup Bureau, 27 ans, expulsé de Turquie, a atterri à Roissy à 08h54. Le journaliste s'est dit "très soulagé d'être revenu" en France et "très fatigué", dans ses premières déclarations à la presse, peu après son arrivée à l'aéroport à la suite de son expulsion par la Turquie, où il a été incarcéré plus de 50 jours.

"Je suis très fatigué mais très content d'être là", a-t-il dit, ajoutant qu'il avait été "jusqu'au bout dans l'incertitude de pouvoir partir". Ses conditions de détention étaient au départ "un peu compliquées" mais "à partir du moment où Emmanuel Macron a annoncé qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements", a-t-il dit.

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Le reporter, vêtu d'une polaire bleue, a été transporté du tarmac au pavillon d'honneur de Roissy CGD en minibus sur place. Sa famille, sa petite amie et la ministre de la Culture Françoise Nyssen sont sorties pour l'accueillir. Il s'est aussi entretenu par téléphone avec le chef de l'Etat à son retour.

Le journaliste avait été interpellé le 26 juillet à la frontière turco-irakienne, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (mouvement considéré comme une émanation du PKK et donc comme "terroriste" par Ankara).

Visite de Le Drian, appel de Macron

La libération de Loup Bureau, incarcéré à Sirnak, ville du sud-est de la Turquie, avait été annoncée vendredi. Le père du reporter, Loïc Bureau, installé près de Nantes, s'était  rendu à Paris dès samedi.

Cette libération est intervenue dans la foulée d'une visite du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian à Ankara qui l'avait qualifiée de "grand soulagement". Fin août le président français avait demandé sa "libération rapide" à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Interrogé sur une éventuelle contrepartie à cette libération, l'avocat de Loup Bureau, Martin Pradel avait déclaré samedi: "Je n'ai aucune raison de le penser". "Simplement faire comprendre aux autorités turques tout le tort qu'elles se faisaient en persistant à emprisonner un journaliste français (...) a pu être suffisant", avait-il dit.

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