La Chapelle-Pajol: Paris reconnaît "un sentiment d'insécurité" pour les femmes

La ville de Paris et la préfecture de police ont réagi après un article du Parisien faisant état de situations de harcèlement de rue dans ce quartier de la capitale.
La ville de Paris et la préfecture de police ont affirmé avoir déployé "un dispositif dédié" pour remédier au "harcèlement de rue" dans un quartier de Paris. afp.com/JACQUES DEMARTHON

L'article a fait du bruit. Dans son édition de vendredi, le journal Le Parisienrapporte des situations de harcèlement de rue à l'égard des femmes dans un quartier du 18e arrondissement, au nord de la capitale. Des femmes ont lancé une pétition pour dénoncer cette situation.

"La Ville de Paris et la Préfecture de Police ont identifié cette problématique depuis plusieurs semaines et déploient un dispositif dédié pour sanctionner les auteurs de ces actes et permettre au plus vite un retour à la normale", affirme ce vendredi un communiqué de la mairie. "Le quartier de Pajol fait partie des zones prioritaires. Des situations de harcèlement de rue à l'égard des femmes y ont été constatées. Si les femmes ne sont pas 'interdites' de circuler, il existe bel et bien un fort sentiment d'insécurité", ajoute-t-elle.

Un dispositif pour y remédier

La mairie a fait savoir qu'elle travaillait avec la Préfecture de police et le maire du 18e arrondissement, "à la mise en oeuvre d'un plan d'actions dédié". Il se traduira "à court terme, par une augmentation importante des contrôles de police, tout au long de la journée", et à moyen terme, par "des actions de sensibilisation à l'attention des commerçants et des acteurs locaux pour qu'ils contribuent à prévenir et à alerter sur tout acte troublant l'ordre public".

Par ailleurs, la Ville de Paris et la mairie d'arrondissement vont "initier une marche exploratoire dans le quartier", avec des riveraines, pour mettre en oeuvre des propositions. "Ce sujet sera abordé lors d'une rencontre entre François Molins, Procureur de la République, et les maires d'arrondissement, qui se tiendra le 31 mai au Parquet de Paris". Sera alors évoquée la possibilité de créer "un Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) dédié à Pajol".

La présidente de la région IDF Valérie Pécresse s'est rendue dans l'après-midi pour "écouter le témoignage poignant des habitants de la Place de la Chapelle", a-t-elle annoncé sur Twitter. "J'en appelle au Président de la République! #insécurité", a-t-elle ajouté.