L'ultra-droite aurait voulu frapper Macron

[INFO L'EXPRESS] Six personnes ont été arrêtées ce matin dans trois départements par la DGSI.
Un membre des forces d'intervention de la police (photo d'illustration). REUTERS/Christian Hartmann

Les policiers de la DGSI ont donné à nouveau un coup d'arrêt à d'éventuels projets violents de l'ultra-droite. Ce matin, à Bouzonville, en Moselle (57), petite commune de 3500 âmes, en Isère et en Ille-et-Vilaine, ils ont perquisitionné et interpellé six personnes susceptibles, selon l'enquête, de s'en prendre à Emmanuel Macron. "En effet, à la suite de renseignements faisant état d'un possible projet d'action violente, plusieurs interpellations d'individus en lien avec la mouvance d'ultra-droite ont eu lieu ce matin en divers endroits du territoire. Les investigations sont en cours", indique à L'Express une source proche de l'enquête.

Une autre source relate que le projet contre le chef de l'État était encore "imprécis et mal défini à ce stade". "Un projet pas forcément abouti", souligne un interlocuteur à L'Express. "Le but de l'interpellation était de vérifier le degré de préparation [de ces individus]". Une enquête préliminaire est ouverte à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Résurgence de l'ultra-droite

Contacté par L'Express, le maire de Bouzonville Denis Paysant explique qu'il n'était pas avisé de l'opération menée notamment dans sa ville au petit matin ce mardi. Il laisse d'ailleurs entrevoir sa surprise: "Il n'y a pas chez nous de milieu d'ultra droite réputé actif même s'il y a naturellement, comme partout, des militants d'extrême droite".

Pour autant, l'activisme de l'ultra-droite en France fait craindre depuis plusieurs années la résurgence d'attentats aux services de sécurité. Décrits comme des cellules ou groupuscules soudées, réunies par un racisme anti-maghrébin, "Cela représente en France 1 500 à 2 000 personnes,dont un noyau dur est capable de passer à l'action, de se bagarrer, de monter sur un toit pour déployer des banderoles anti-immigrés ou antirépublicaines", expliquait Gérard Collomb à L'Express en septembre dernier.