Jusque-là discret, François Molins est arrivé sur Twitter

Son arrivée sur le réseau social a rappelé à quel point le magistrat est devenu une figure médiatique française respectée.
François Molins, alors procureur de la République de Paris, lors d'une conférence de presse. afp.com/Martin BUREAU

Il est longtemps resté discret, refusant les interviews pour respecter son obligation de réserve. Ses apparitions, toujours avec un air grave, survenaient essentiellement lors de moments tragiques pour la France, et notamment à la suite d'attaques terroristes. Mais aujourd'hui, François Molins n'est plus procureur de Paris, il a récemment pris ses fonctions de procureur général auprès de la Cour de cassation.

Un changement de fonction qui, comme il l'a expliqué, l'a poussé à assumer son statut de figure publique et à rejoindre le réseau social Twitter.

Faire connaître le travail de la Cour de cassation

"Dans le cadre de mes nouvelles fonctions en qualité de procureur général près la Cour de cassation et souhaitant que le parquet général soit ouvert sur l'extérieur, je crée aujourd'hui mon compte Twitter", a-t-il écrit dans son premier tweet, posté le 9 janvier.

Son objectif étant effectivement de communiquer sur le travail du parquet, il a ensuite indiqué qu'une page dédiée au parquet général a été ouverte sur le site de la Cour de cassation. Depuis, il a publié quelques messages, notamment pour relayer les interviews qu'il a données.

Bienveillance de mise

Et là où l'arrivée d'un magistrat sur un réseau social aurait pu passer inaperçue, celle de François Molins a connu un certain succès : plus de 28 000 abonnés en quelques jours à peine, chose un brin surprenante pour un réseau social comme Twitter, et une vague de message bienveillants.

On lui a souhaité la bienvenue, demandé un selfie, ou souhaité d'avoir des échanges constructifs. Un comportement peu surprenant quand on sait à quel point il était devenu populaire, paradoxalement, lors des périodes d'attentats, lorsqu'il apparaissait devant les caméras pour donner les dernières informations. "Touché par vos messages de bienvenue, je vous remercie d'être déjà si nombreux à me suivre", avait répondu le procureur, avec la sobriété qu'on lui connaît désormais.