Jean-Marie Le Pen devant la justice pour détention illégale d'armes

L'ancien président du Front national comparaît ce jeudi 11 avril pour détention illégale d'armes.
 Jean-Marie Le Pen devant la justice pour détention illégale d'armes
L'ancien président du Front national comparaît ce jeudi 11 avril pour détention illégale d'armes. Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Deux pistolets semi-automatiques, un fusil à pompe, un revolver américain de calibre court et des munitions, un lanceur de balle de défenseur. C'est la liste d'armes qui valent à l'eurodéputé d'être soupçonné de détention illégale. Il comparaît ce jeudi 11 avril dans l'après-midi devant le tribunal de grande instance de Nanterre. Ses armes avaient été retrouvées à son domicile dans les Hauts-de-Seine en 2015, par des sapeurs-pompiers après un incendie. Les soldats du feu avaient fait un signalement au parquet de Nanterre qui a immédiatement ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les conditions de détention des armes.

"C’est une affaire de cornecul. Dans les caves de banlieues, il y a des arsenaux bien plus conséquents", s’exclame dans les colonnes du Parisien, Me Frédéric Joachim, l’avocat de Jean-Marie Le Pen, qui dénonce un "deux poids deux mesures". L'avocat du cofondateur du Front national minimise les armes trouvées chez son client. Le fusil à pompe serait en réalité un "fusil de chasse" issu de l'héritage de son épouse Jany Le Pen. Pour le revolver américain, il s'agit d'une arme de collection, "une arme de dame", dit-il, avant d'ajouter, "il lui a été offert il y a longtemps par un ami. À l’époque, il n’y avait pas besoin d’autorisation pour ce calibre".

Quant au fusil à pompe qui est pour lui un fusil de chasse, il aurait appartenu à Jean Garnier, le premier mari de son épouse à qui la maison appartient. Le fusil de chasse se trouvait au "fin fond d’un dressing".

Un fusil au "fond d'un dressing"

Frédéric Joachim met en évidence les conditions dans lesquelles les armes ont été saisies, "en vertu de quel pouvoir les pompiers vont-ils remettre cela à la police ?" se demande-t-il.

Jean-Marie ne devrait pas être présent à l'audience, comme le 10 avril où il ne s'est pas présenté devant la justice. En effet, il ne s'est pas rendu à sa convocation par un juge en vue de sa mise en examen dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés FN.