Gilets Jaunes : Quelle réponse de l'exécutif ?

Après un nouveau samedi de mobilisation des Gilets Jaunes marquée par une flambée de violences, l'exécutif veut frapper un grand coup.
Gilets Jaunes : y a-t-il eu des failles dans le dispositif de sécurité sur les Champs-Élysées ?
Après un nouveau samedi de mobilisation des Gilets Jaunes marquée par une flambée de violences, l'exécutif veut frapper un grand coup. BFMTV

L'acte 18 des Gilets Jaunes ce samedi 16 mars a été marqué par d'importantes violences à Paris et notamment sur l'avenue des Champs-Élysées. Des kiosques et un immeuble incendié, des enseignes pillées... Après la 18e mobilisation des Gilets Jaunes, la célèbre avenue parisienne avait des airs de zone de guerre. D'après la Chambre de commerce et d'industrie d'Île-de-France, 91 commerces ont été endommagés dont "80% assez lourdement touchés (casse, vols, incendies...)""Au moins trois kiosques à journaux ont été quasiment détruits", indique la CCI. Elle rajoute que "les employeurs et leurs salariés rencontrés sont traumatisés par la répétition et l'intensité des violences".

Du côté des forces de l'ordre, Yves Lefebvre, secrétaire général unité SGP Police à Franceinfo admet :"on était ridicules". À la mi-journée, le ministère de l'Intérieur avait dénombré 1 500 casseurs dans la capitale. "Dès 11 heures du matin, on avait des jets de cocktails Molotov. Avant midi, on a eu davantage d'interpellations que les autres week-ends, par exemple", a indiqué Eddy Sid, porte-parole du syndicat Unité SGP Police-FO à Europe 1.

L'exécutif prépare sa risposte

Dimanche soir, le gouvernement a admis des "dysfonctionnements" dans le dispositif mis en place pour le maintien de l'ordre à Paris. "L'analyse des événements [de samedi] met en évidence qu'il s'est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements", a déclaré Matignon à l'issue d'une réunion avec le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et Nicole Belloubet, ministre de la Justice ainsi que le secrétaire d’État Laurent Nunez.

L'exécutif dit vouloir "tirer toutes les conséquences des dysfonctionnements" du dispositif de sécurité et prépare sa réponse pour éviter de nouveaux saccages. Si l'opposition multiplie les accusations de "laxisme", le rendez-vous de l’exécutif est donné. Édouard Philippe a promis qu'il ferait des propositions au chef de l'État ce lundi en fin de matinée, à 11h30.

Selon l'agence Reuters, le président de la République serait prêt à interdire l'avenue aux manifestants, pour éviter de nouveaux débordements. D'après les informations de BFMTV, plusieurs membres de la majorité et des proches d'Emmanuel Macron plaident pour que des têtes tombent. Le nom du Préfet de Police de Paris, Michel Delpuech, circule déjà. "Il aurait dû démissionner après le saccage de l’Arc de Triomphe", estime un pilier de la Macronie.

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