Gilets jaunes, acte 5: quel dispositif de sécurité samedi?

Le préfet de Paris, Michel Delpuech, a annoncé sur RTL que le dispositif serait "assez semblable" à celui de samedi dernier.
Le préfet de police de Paris Michel Delpuech à Paris, le 22 décembre 2017 afp.com/FRANCOIS GUILLOT

À défaut de savoir à quoi s'attendre et malgré les nombreux appels à ne pas manifester, les pouvoirs publics se préparent à une importante mobilisation des gilets jaunes samedi, jour où doit avoir lieu un possible "acte 5" du mouvement.

Une semaine après le 8 décembre, la préfecture de police de Paris veut se préparer à toutes les situations possibles. Invité de RTL ce vendredi, le préfet de la capitale, Michel Delpuech, a offert quelques précisions sur le niveau de sécurité prévu pour le 15 décembre.

"Nous allons déployer un dispositif assez semblable à celui de la semaine passée à la fois en ressources, en puissance et en stratégie", assure-t-il. "Nous le faisons en lien extrêmement étroit avec Christophe Castaner", le ministre de l'Intérieur.

"Se préparer au pire"

Pour Michel Delpuech, l'idée est de "se préparer à la situation qui pourrait être la pire". "La semaine passée, nous avons plutôt bien maîtrisé l'aspect 'gilets jaunes' mais nous avons assisté à des scènes de casse et de pillage par des délinquants. Notre objectif sera de mieux maîtriser ce phénomène", dit-il en appelant à "reconduire, adapter et améliorer" le dispositif.

Sur Europe 1, Christophe Castaner n'en dit pas davantage. "Nous faisons évoluer le dispositif. On est confrontés à des attaques que nous ne maîtrisons pas, des manifestations pas déclarées, qui ne respectent aucune règle, des personnes qui n'assument pas de responsabilités", a-t-il déclaré, ajoutant que le dispositif serait renforcé "partout où c'est nécessaire". "Nos forces de l'ordre ont cette capacité à ne jamais baisser les bras. Je préférerais qu'ils fassent le vrai métier plutôt que de sécuriser des ronds-points."

Des dégâts attendus

Depuis le 8 décembre, plusieurs personnalités politiques, à commencer par des membres de la majorité parlementaire et du gouvernement, ont appelé les gilets jaunes à "cesser" leur mouvement ou, à tout le moins, à ne pas se mobiliser un cinquième samedi d'affilée.

La ville de Paris, où des violences ont à nouveau éclaté durant la manifestation, a concentré à elle seule 1082 interpellations, selon la préfecture. Dans la capitale, la mobilisation des gilets jaunes a fait "beaucoup plus de dégâts" matériels que celle du 1er décembre, avait estimé Emmanuel Grégoire, 1er adjoint de la maire socialiste Anne Hidalgo. Le mouvement des gilets jaunes a réuni quelque 10 000 personnes à Paris, contre 8000 le 1er décembre.