Fusil d'assaut volé: un deuxième homme mis en examen

Un fusil d'assaut avait été dérobé le 1er décembre à Paris après l'attaque d'un camion de police.
Le camion de police avait été pris d'assaut avec des jets de pierres et de fumigènes (photo d'illustration). afp.com/GEORGES GOBET

Le fusil reste introuvable. Un deuxième suspect a été écroué jeudi, après sa mise en examen pour vol et tentative de meurtre, dans l'enquête sur l'attaque violente d'un camion de police où un fusil d'assaut avait été dérobé le 1er décembre lors des manifestations des gilets jaunes à Paris, a fait savoir jeudi une source judiciaire. Selon l'avocat de cet homme, la mise en examen pour "vol avec violences" ne concerne cependant pas la disparition de ce fusil HKG36, qui est toujours recherché, selon une source proche du dossier.

Ce chauffeur VTC de 24 ans, connu pour des infractions routières et liées aux stupéfiants, avait été interpellé mardi à la demande du juge d'instruction parisien en charge de l'enquête sur l'assaut mené contre ce fourgon des forces de l'ordre, peu après le saccage de l'Arc de Triomphe.

Un suspect retrouvé avec une balle du fusil

Une information judiciaire avait été ouverte le 7 décembre pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique", "vols avec violence" et "infraction à la législation sur les armes". Ce jour-là un premier suspect - retrouvé en possession d'une balle du fusil selon une autre source proche de l'enquête - avait été mis en examen et écroué au terme de sa garde à vue.

Le deuxième homme, lui, "a reconnu avoir volé un sac contenant un gilet pare-balles mais rien n'établit qu'il a tenté de tuer", a réagi son avocat Me Sahand Saber. "Ces poursuites pour meurtre ne correspondent pas aux témoignages et aux constations des policiers", a-t-il assuré, dénonçant par ailleurs "une décision de placement en détention provisoire excessive".

Jets de pierres et de fumigènes

Selon les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le camion de police, garé à l'angle des Champs-Elysées, avait été pris d'assaut par une foule de manifestants, avec jets de pierres et de fumigènes.

Cet épisode avait suivi celui de la prise de l'Arc de Triomphe, tagué et saccagé, lors de cette journée de mobilisation émaillées de nombreux incidents. Les pompiers avaient recensé "249 feux" visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", selon le préfet de police. Au total, 383 personnes avaient été placées en garde à vue.